• La CGT de la Haute-Garonne pourrait se retrouver à la rue le 30 Juin 2015. La nouvelle municipalité de Toulouse lui demande de quitter la Bourse du Travail. Un bâtiment où le syndicat est hébergé gratuitement depuis plus d'un siècle. La CGT 31 refuse de quitter les lieux.

    A Toulouse, la CGT expulsée de la Bourse du Travail par la municipalité

    La Bourse du travail au 19, place Saint-Sernin à Toulouse

     

    A Toulouse (31), l'Union départementale de la CGT pourrait se retrouver sans domicile fixe le 30 Juin 2015. Le syndicat vient de recevoir une lettre de la municipalité qui lui demande de quitter la Bourse du Travail, immeuble symbole de la lutte des travailleurs depuis plus de 120 ans. Un bâtiment que l'organisation syndicale occupe gratuitement.

    Voici la lettre envoyée par la mairie à la CGT 31 :

    La mairie de Toulouse (via l'élu aux finances Sacha Briand signataire du courrier) a expliqué à France 3 Midi-Pyrénées vouloir mettre fin à la mise à disposition de ces locaux où sont hébergées gratuitement des instances syndicales départementales ou régionales. Vu le contexte économique et la baisse des dotations de l'Etat, la municipalité veut rationaliser ses dépenses et faire des économies. La ville estime qu'il n'est pas de ses compétences d'héberger des organisations départementales et régionales. Sacha Briand explique que le Conseil Général de la Haute-Garonne et le Conseil Régional de Midi-Pyrénées se sont désengagés du financement des locaux depuis maintenant 4 ans. La mairie ne peut pas, ajoute-il, supporter seule des charges qui ne relèvent pas de sa compétence.

    D'autres syndicats comme la FSU et la CFDT accueillis dans d'autres locaux municipaux, sont également concernés par cette mise en demeure. Ils ont la possibilité de rester dans les bâtiments à condition de payer un loyer. Les syndicats de la ville et de la métropole continueront eux à être logés gratuitement.

    On ne partira pas, il y a marqué CGT sur la façade et la façade est classée monument historique"

    A la CGT, les réactions n'ont pas tardé. Pour le secrétaire départemental de la CGT Haute-Garonne, cette décision municipale est complètement inattendue.Pour lui, ce ne sont pas des pratiques républicaines. On n'envoie pas, dit-il, un courrier administratif sans autres explications à une organisation, locataire de la Bourse du Travail depuis 120 ans. Il compare les pratiques de la ville de Toulouse à celles des municipalités Front National. La CGT 31 explique à France 3 Midi-Pyrénées avoir un rôle d'utilité publique à la Bourse du Travail (située au 19, place Saint-Sernin à Toulouse), recevant des milliers de salariés chaque année.

    C'est un véritable bras de fer qui s'installe donc entre le syndicat et la mairie. La CGT affirme qu'elle ne partira pas de la Bourse du Travail rappelant qu'elle y a été installée à l'époque par Jean Jaurès, conseiller municipal de la ville de Toulouse. La municipalité a invité l'ensemble des organisations syndicales à une réunion à ce sujet le mercredi 11 mars 2015.

    Source : francetvinfo


     

     

     


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    Martiale Huyghe, élue CGT du personnel chez Thalès, vient d’être invitée à quitter le syndicat. Elle est candidate “ Bleu Marine ” en mars dans le Loiret.

     Quand j'ai vu son nom dans le journal, je ne voulais pas y croire… Armelle Bruant, représentante syndicale CGT au comité d'entreprise de TDA (groupe Thalès) à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) n'en revient pas : son amie, Martiale Huyghe, 56 ans, cégétiste depuis dix ans, élue représentante du personnel en janvier dernier, est candidate aux élections départementales à Olivet, sous la bannière du Rassemblement Bleu Marine, autrement dit le Front national.

    " On fait tout pour les sans-papiers et rien pour les ouvriers "

    Ce mercredi 25 février, le secrétaire régional de la CGT est venu en parler avec ses troupes : « C'est pas une cellule psychologique, mais on est tous encore sous le choc », précise Armelle Bruant. Pour elle, la surprise est totale. Mardi, Martiale Huyghe a démissionné du syndicat et de son mandat social « parce qu'on me l'a demandé », précise-t-elle. La quinquagénaire, elle non plus, n'en revient pas de cette polémique : « On n'en fait pas autant quand un cégétiste est au Parti communiste ou au Parti socialiste. »
    Pour elle, l'activité syndicale et la politique sont deux mondes séparés. « Je ne mélange pas. D'ailleurs, j'ai toujours prévenu la CGT que je ne ferai pas du syndicalisme politique. Et, si j'ai toujours défendu mes collègues et leurs droits dans l'entreprise, je n'y ai jamais parlé politique. » Dans l'autre monde, hors de l'entreprise qui l'emploie depuis trente-cinq ans, Martiale Huyghe avait ses idées politiques. « J'ai toujours été contre le capitalisme et, au fil des années, j'ai commencé à en avoir marre qu'on déplore la dette publique ou les déficits de la Sécu mais, qu'en même temps, on fasse tout pour les sans-papiers et les chômeurs, et rien pour les ouvriers qui peinaient ou n'y arrivaient carrément plus. » L'immigration ? « Je suis pour quand c'est pour des raisons politiques, mais les autres, ils viennent profiter d'un système social. » Par le passé, Martiale Huyghe l'assure, elle n'a « jamais voté Jean-Marie Le Pen, mais pour Marine, oui. » Elle ajoute : « Je ne suis pas la seule, mais ça ne se dit pas. » Certains la disent raciste, elle sourit, évoquant ses conversations avec un « collègue musulman qui comprend ma position ». Armelle Bruant, son ex-camarade syndicale est partagée : « Humainement, je ne lui tournerai pas le dos, mais, c'est sûr, je la regarderai différemment.

    Source : lanouvellerepublique.fr

     


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  • merci à eric hubert pour l'info


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  • "SYNDICATS, HISTOIRE D’UN CONTRE POUVOIR" sur France 5 ....

    Diffusion prochaine sur France 5 d’une série de deux documentaires retraçant l’histoire syndicale de notre pays (1884-1980 et 1981-2014).

    L’évènement est suffisamment rare pour être signalé. Louis Viannet, Bernard Thibault et Thierry Lepaon y sont interviewés, ainsi que les secrétaires généraux de la CFDT e de FO, des historiens, des personnalités.

    Une invitation à regarder et à commenter. Ci-joint, le résumé des intentions des auteurs.

    Le 22 février et le 1er mars 2015 à 22h20 dans « La Case du Siècle » sur France 5.

    SYNDICATS, HISTOIRE D’UN CONTRE POUVOIR

    Auteur(s) : Elisabeth DREVILLON & Richard MICHEL
    Réalisation : Elisabeth DREVILLON

    Pour regarder les bandes annonces :

    Premier épisode : https://vimeo.com/118915733

    Second épisode : http://vimeo.com/119548432

    Les intentions de l’auteur

    Il y a plus d’un an, un grand hebdomadaire titrait en Une :

    « Pourquoi les syndicats sont nuls ? ». Une approche qui se nourrit un peu vite de la mode du « bashing », s’appuyant essentiellement sur l’opacité des financements et les dérives qui en découlent. C’est ainsi que Richard Michel a eu l’idée d’une série documentaire historique, pour éclairer d’un regard inédit, le rôle des syndicats salariaux et patronaux dans notre histoire sociale, de 1884 à aujourd’hui.

    Aujourd’hui, il est de bon ton de railler les syndicats. Leur image est on ne peut plus contrastée. Leur utilité, leur efficacité, leur représentativité, voire leur intégrité, sont souvent mises en cause. On leur accorde une confiance relative.

    Certes, durant ces trente dernières années, désunis, confrontés aux grandes mutations du monde du travail, à la mondialisation, à la financiarisation de l’économie et au chômage de masse, les syndicats de salariés ont perdu des adhérents et sont parfois dépassés par des coordinations nées de jacqueries sociales et de mouvements corporatistes autonomes. Pourtant, ils continuent de faire face et tentent de parvenir à un « donnant-donnant » avec le patronat, très difficile à obtenir.

    Le contre-pouvoir exercé par les syndicats a-t-il toujours un sens dans un monde politique, économique et social en pleine métamorphose ?

    La collection documentaire « Syndicats, histoire d’un contre- pouvoir » revisite 130 ans d’histoire croisée des syndicats salariaux et patronaux.

    Elle porte un éclairage inédit sur la réalité syndicale française d’aujourd’hui, sa place dans le dialogue social, sa nécessaire adaptation et son avenir.

     


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