• Sur proposition du Conseil de la simplification pour les entreprises, le Gouvernement a décidé la mise en place d’un groupe de travail chargé de la simplification du bulletin de paye. Le rapport qui sera remis le 27 juillet confond simplification avec enfumage !

     Si la CGT n’est pas opposée à une simplification du bulletin de paye afin qu’il soit plus lisible pour le salarié, elle a toujours affirmé que la simplification devait donner du sens au bulletin de paye en mettant le salarié au centre des préoccupations du groupe de travail et  rendre plus compréhensible les fondements de notre système français de solidarité.

     Ces ambitions affichées dans le préambule du rapport ont guidé notre intervention. Force est cependant de constater que les recommandations du Président du groupe faites dans le rapport au Gouvernement ne répondent absolument pas à ces ambitions.

    Le modèle de bulletin synthétique préconisé par le Président, très loin de faire l’unanimité, ne peut recevoir l’assentiment de la CGT, et ce pour plusieurs raisons :

    -          Une très grande perte d’informations indispensables : retirer les taux et les bases de calcul, ne plus mentionner les détails relatifs aux retraites empêcheront les salariés de faire valoir leurs droits ;

    -          La présentation par risques et non par organismes : nier la construction de la protection sociale qui s’est structurée autour de luttes gagnantes pose un véritable problème. En cette année du 70ième anniversaire de la Sécurité Sociale, il est dommageable de perdre ces repères et de ne pas continuer à affirmer que la Sécurité Sociale est le socle de la protection sociale à laquelle tous les salariés peuvent prétendre ;

    -          Même si, à la demande de la CGT, n'apparaitra pas la mention « coût du travail », il y a lieu de constater que tous les allègements de cotisations sociales et fiscales ne figureront pas sur le bulletin de paye proposé (CICE par ex). La CGT rappelle que ces allégements qui  ne sont plus financés par les entreprises, ne le sont pas non plus par l’Etat mais par l’ensemble de nos concitoyens , conduisant à une double peine pour les salariés !

    Le bulletin de paye doit être un outil pour le salarié et non un outil de propagande patronale.

    La CGT a toujours combattu le fait que la simplification du bulletin de paye puisse entrainer des modifications du code du travail. Les salariés ne peuvent se voir imposer un modèle de bulletin de paye testé par 19 salariés, dont 9  d'une seule entreprise, sur 23 millions en France et qui d’ailleurs ne l’ont pas tous approuvé. Les exigences des salariés en matière de démocratie sociale sont bafouées.

    Pour la CGT, lutter contre la complexité ne doit pas se faire au détriment de la connaissance et de la transparence. Elle  sera toujours aux côtés des salariés afin que chacune, chacun puisse effectivement  exercer son rôle de citoyen et conquérir une Sécurité Sociale de haut niveau. Elle demande que les recommandations de ce rapport contraires à leurs intérêts ne soient pas prises en compte par le Gouvernement.

     Source : http://www.humanite.fr/fiche-de-paye-simplifier-nest-pas-cacher-cgt-580236


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  • Grèce. Yanis Varoufakis : "Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté"

     

     

    Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a annoncé ce matin sadémission du gouvernement , au lendemain de la victoire du "Non". Lire la traduction de sa déclaration.
    Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé lundi sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d' Athènes.  "Peu de temps après l'annonce des résultats du référendum, on m'a informé d'une certaine préférence decertains membres de l' Eurogroupe, et de " partenaires " associés , (...)pour mon " absence" des réunions ; une idée que le Premier ministreajugé potentiellementutile à l'obtention d'unaccord . Pour cetteraison jequitte le ministère des Financesaujourd'hui ", explique Yanis Varoufakis sursonblog. Selonlui, "lavaleur" durésultat du référendum,qui avu le non l'emporter à 61,31%, est "importante ", "comme (celle de) tous lescombats pour lesdroits démocratiques". "Lagrandelégitimité apportée à notre gouvernement"doitêtre "investie immédiatementdans unOUI à unesolution adéquate", a-t-il ajouté,appelant à un accord comprenant "unerestructuration de ladette, moins d'austérité, uneredistribution enfaveurdesplusdémunis, et de vraies réformes". 
    Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis,démissionne. Il s'en explique : "Le référendum du 5 Juillet restera dans l'histoire comme unmoment unique où une petite nation européenne s'est levée contre la servitude de la dette. Comme toutes les luttes pour les droits démocratiques, le rejethistorique de l'ultimatum posé le 25 juin ultimatum à la Grècepar l'Eurogroupe n' est pas sans coût. Il est donc essentiel que la grande confiance accordé à notre gouvernement par le splendide vote NON soit investi immédiatement d'un OUI à unerésolution appropriée - à un accord qui implique une restructuration de la dette, moins d'austérité, la redistribution en faveur des plus modestes, et de réelle réformes. Peu après l'annonce des résultats du référendum, j'ai été misau courant d'une certaine préférence de certains participants à l'Eurogroupe, et de «partenaires» pour... mon «absence» de ses réunions; une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile pour parvenir à un accord. Pour cette raison, je quitte le ministère des Finances aujourd'hui. Je considère qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras àexploiter , comme il l'entend, la capitale que le peuple grec nous a accordé par référendum d'hier. Et je porterai le dégoût que j'ai inspiré aux créanciers avec fierté. Nous, à gauche, savons comment agir collectivement, sans attachement aux privilèges de la charge . Je vais soutenirpleinement le Premier ministre Tsipras, le nouveau ministre des Finances, et notre gouvernement. L'effort surhumain pour faire honneur au brave peuple de Grèce, et le célèbre OXI (NO) entendu par les démocrates du mondeentier, ne fait que commencer." Yanis Varoufakis
    Source : http://www.humanite.fr/grece-yanis-varoufakis-je-porterai-le-degout-des-creanciers-avec-fierte-578776

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  • La CES soutient la demande de GSEE, la confédération grecque unique du privé, d'annuler le referendum de ce dimanche. On trouve cette information sur le site anglophone de la Confédération européenne des syndicats.

    Curieusement, à l'heure où ces lignes sont écrites le communiqué n'est toujours pas sorti sur le site francophone de la CES. Nous publions donc plus bas une traduction circulant sur Internet, que nous avons vérifiée.

    Ce retard à la publication est-il révélateur de divergences au sein de la CES sur l'appréciation de ce referendum? On est en effet à l'opposé de la position confédérale, appelant à manifester pour soutenir le peuple grec.

    COMMUNIQUE DE LA CES : LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM

    La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs qui appelle au retrait du référendum.

    Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :

    La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.

    Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.

    La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.

    Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.

    La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.

    Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.

    En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
    • L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
    • Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
    • Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !

    1er juillet 2015

    Source : https://www.etuc.org/press/etuc-supports-greek-trade-union-call-cancel-referendum#.VZemWXpD_Gd


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  • Communiqué commun CGT, FSU, Solidaires

    CGT, FSU, Solidaires appellent à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre 2015

    Durant toute cette année, les salarié-es et retraité-es se sont mobilisé-es à plusieurs reprises dans les secteurs professionnels et au plan interprofessionnel pour exprimer leurs attentes, leur exaspération grandissante face à une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et pour exiger une autre répartition des richesses qu’ils produisent.

    Ces dernières semaines encore, des mobilisations, souvent unitaires, ont été menées par les salarié-es et les retraité-es, exigeant leur juste dûs, autour de luttes sur les salaires et pensions. Des actions se sont développées pour exiger de travailler mieux et moins, d’améliorer les conditions de travail et de réduire la durée du temps de travail, contre les licenciements, pour exiger aussi la pérennisation et la conquête de nouveaux droits (retraites, protection sociale, garanties collectives), le développement des services publics et la relance industrielle.

    Cédant aux pressions des puissances financières, au MEDEF, aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement déroule une politique qui remet en cause notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité.

    Accompagnées par une bataille idéologique inédite, des politiques pour l’emploi se traduisent trop souvent par des mesures de régression sociale qui vont impacter tous les salarié-es.

    Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires convient toutes les organisations syndicales et les organisations de jeunesse pour une réunion fin août afin d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique et d’évaluer les champs sur lesquels des initiatives communes pourraient être envisagées.

    Dans un contexte où les inégalités se creusent et où la précarité se développe, elles réaffirment leur volonté de contribuer au renforcement des mobilisations et à leurs convergences, dans un cadre unitaire le plus large possible.

    Dès à présent, elles invitent les salarié-es et retraité-es à amplifier la mobilisation autour d’une plate forme revendicative commune pour :
    • Augmenter les salaires, les retraites, les pensions, les minimas sociaux et le point d’indice des fonctionnaires
    • Promouvoir l’égalité salariale femmes / hommes
    • Améliorer les conditions de travail et réduire le temps de travail pour créer des emplois, combattre et réduire le chômage
    • Pérenniser et améliorer les garanties collectives
    • Pérenniser et améliorer la protection sociale, les retraites complémentaires, pour garantir les droits à la santé et à la retraite
    • Développer les investissements pour relancer l’activité économique en tenant compte des impératifs écologiques
    • Conforter et promouvoir les services publics

    Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires appellent les salarié-es à en débattre pour construire une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain.

     


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