• Jacques Blondeau et Jean-Louis Jouannault ont été décorés

     

    Deux syndicalistes ont été félicités pour leur dévouement à la CGT, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition pour les 120 ans du syndicat ( lire ci-dessous ).

     

    Maurice Renaudat est venu, hier soir, avec fierté, remettre la médaille à deux anciens de la CGT qu'il a beaucoup conseillés.

    D'abord, Jacques Blondeau, qui fêtait en plus son anniversaire ce jour-là. Fils d'un agent EDF syndiqué à la CGT, il est arrivé à Vierzon en 1946 et est devenu salarié à la serrurerie Ruhlmann aux Forges. Influencé par les idées du journal Vie ouvrière distribué à la porte de l'entreprise, il a fait connaître la CGT dans l'usine et est devenu élu délégué du personnel, puis secrétaire du syndicat en 1965. Sous ces casquettes, il a animé plusieurs conflits qui revendiquaient de meilleures conditions de travail, des hausses de salaire…

     

    Jacques Blondeau a aussi été directeur du conseil d'administration des métaux de Vierzon en 1969, a adhéré au parti communiste (PCF) et est devenu secrétaire de l'union locale et départementale de la CGT, à la même époque. Il est resté vingt-neuf ans permanent, jusqu'à sa retraite en 1999. Il a connu les conflits locaux dans les usines de confection, de céramique, métallurgie, agricoles… Et est à l'origine, avec d'autres, de la Mutuelle familiale du Cher. Il est aujourd'hui membre du bureau des retraités multipros de Vierzon, et de la commission financière et de contrôle de l'union locale.

    Quatre semaines d'occupation

    Ensuite, Jean-Louis Jouannault. Fils d'un père cheminot et militant CGT, il a obtenu sa première carte syndicale en 1962, dans une usine à Tours, et n'a rejoint le Cher qu'en 1964. C'est aux Fraises dentaires en 1965, suite à une distribution de tracts qu'il s'est décidé de convaincre d'autres jeunes de créer avec lui un syndicat CGT. Il est devenu secrétaire de la section en 1966, puis élu délégué du personnel et secrétaire du comité d'entreprise.

    En mai 1968, il a occupé l'usine jour et nuit pendant quatre semaines. Il a adhéré au PCF en 1972. Il a été élu secrétaire des métaux de Bourges puis secrétaire du comité de coordination de la métallurgie du Cher en 1973. Embauché comme tourneur au Transport gaz, il a redynamisé la CGT dans le Centre Ouest et a été élu dans diverses institutions représentatives du personnel jusqu'en 1999. Il a participé au travail de la CGT d'EDF CGF, puis à celui de l'Union locale de Vierzon, encore plus après sa retraite en 1999.

    Jean-Louis Jouannault est devenu trésorier en 2004 avec Éric Perrot. S'il a demandé l'an dernier de la relève pour la comptabilité, il fait encore régulièrement profiter de son expérience.

    Christelle Marilleau


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  • Les militants CGT se sont rassemblés pour défendre le droit à se syndiquer

    La CGT s'est rassemblée devant le supermarché du Forum République, mercredi 23 septembre, pour la défense du droit à se syndiquer. Les manifestants ont ensuite participé à un rassemblement à Bourges.

    « On lâche rien ! » Ce mercredi 23 septembre, au matin, les slogans de la CGT résonnent devant le magazin Carrefour market du Forum République. En ce jour anniversaire de la création du syndicat, une cinquantaine de militants vierzonnais se sont réunis, avant de se transporter à Bourges pour participer au rassemblement prévu devant les grilles de la préfecture. Un mot d'ordre, à la suite d'un appel national : « Défendons le droit syndical. »

    L'endroit n'est pas anodin, de l'avis de manifestants. « Nous avons ciblé les endroits où il existe des pressions sur le droits de salariés », dénonce Daniel Angibaud, secrétaire de l'union locale CGT, avant de prononcer un discours pointant du doigt une « liberté de se syndiquer de plus en plus contrainte ». À quelques pas de là, des militants distribuent des tracts aux passants. Sur les feuilles de papier glacé, en gras, un article du Code pénal : « La discrimination syndicale est un délit. »

     
     

    Venue pour soutenir le mouvement, une employée de la grande distribution assure bien connaître cette situation. « Une collègue a été licenciée, sous prétexte d'une faute. Mais elle s'était présentée sur les listes CGT lors des élections des représentants du personnel. Pendant ce temps-là, on est sur trois postes à la fois, on n'a pas d'horaires... »

    « Ce ne sont pas les seules entreprises, poursuit Daniel Angibaud. La pression y est réelle. Mais la preuve difficile à apporter. Il existe des boîtes où le salaires de militants syndicaux est bloqué. » Un peu plus loin, un salarié de la Poste l'affirme. « Il y a une volonté de museler la contestation, pour mettre en place la réorganisation au sein de l'entreprise. La liberté d'expression est mise à mal. Malheureusement, c'est dans tous les corps de métiers. » 

     Source : http://www.leberry.fr/
     
     

     

                                                                                                                                                                                        

     


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  • Sur le plateau du "Grand Journal" hier, l'ancien syndicaliste des "Conti" s'en est pris au traitement des conflits sociaux par les médias, et notamment celui d'Air France.

     

    L'ambiance était lourde hier soir sur le plateau du "Grand Journal". Maïtena Biraben et son équipe recevaient l'ex-syndicaliste CGT de Continental, Xavier Mathieu, pour le faire réagir à l'arrestation hier matin de plusieurs salariés d'Air France. Ces interpellations font suite aux incidents survenus la semaine dernière en marge du comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie aérienne.

    Xavier Mathieu a d'entrée de jeu fait part de son écoeurement face à ce qu'il qualifie de "lynchage" des salariés d'Air France par les médias. "J'ai vécu ce qu'ils ont vécu. Je suis dégoûté par ce lynchage. C'est quoi une chemise arrachée, un mec qui s'est fait un peu molester, à côté du carnage qu'engendrent des licenciements", a-t-il fait valoir.

     

    "Quelqu'un était dans le coma vous le savez ? C'est grave !" a alors lancé Maïtena Biraben, faisant ainsi référence à une information donnée par un porte-parole d'Air France juste après les évènements et démentie par Europe 1 dès le 6 octobre dernier. "Oui, et alors ?", a malgré tout répondu Xavier Mathieu. "Il y a cinq 'Conti' qui se sont suicidés. Il y en a un qui s'est jeté devant les rails de chez Continental. C'est quoi ça ? C'est rien ?!" a-t-il ensuite rétorqué, la voix tremblante. "Parce que la Une, vous l'avez faite la Une. Vous l'avez tous faite quand on a pété la sous-préfecture ou quand le directeur de Continental a pris des oeufs sur la gueule. Vous avez tous fait la Une !!", a accusé l'ex-délégué syndical à destination des médias.

    "Vous nous avez traité de voyous !"

    Xavier Mathieu a ensuite tenu à souligner la différence de traitement existant selon lui dans les médias entre les violences des salariés et celles des dirigeants d'entreprise. "Continental a fermé en 2009, a évoqué des raisons économiques (...) Aujourd'hui, Continental a été condamné cinq fois sur six - on attend la sixième fois bientôt - parce qu'il n'y avait aucune raison économique à la fermeture de cette entreprise. Vous avez fait la Une sur les oeufs à l'époque. Vous avez crié au scandale ! Vous nous avez traités de voyous ! Je dis 'vous' pour les médias en général. Les dirigeants de Continental n'ont jamais été en garde à vue. Et pourtant il y a eu des morts. Il y a 500 mecs qui sont encore au chômage aujourd'hui. Il y a 200 mecs au RSA. Il y a à peu près 400 divorces, 5 suicides. Voilà les conséquences !", a-t-il dénoncé.

    Xavier Mathieu a poursuivi : "Je suis venu parce que j'avais envie d'expliquer aux gens pourquoi la façon dont a été traitée cette chemise arrachée par les médias est honteuse". Et de conclure un peu plus tard : "Rassurez-vous que ce ne soit que des chemises arrachées pour l'instant parce qu'un jour ou l'autre, ça sera bien pire que ça !". puremedias.com vous propose de revoir cette séquence à partir de 2 minutes 20.


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  • Venu défendre l'investissement dans le capital humain, il a été hué par des membres de la CGT aux cris de "nous sommes tous des salariés d'Air France".

    Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, venu lundi dans le Lot défendre « l'investissement humain » dans les entreprises, a été accueilli à Figeac par une centaine de manifestants CGT aux cris de « nous sommes tous des salariés d'AirFrance », a constaté un journaliste de l'AFP. Tenus à distance par les forces de l'ordre, les manifestants ont hué, sifflé et réclamé la démission du ministre qui participait à une table ronde sur l'industrie compétitive au XXIe siècle.

    Une chemise blanche, comme celles déchirées des deux cadres d'Air France il y a une semaine, a été accrochée par les manifestants, sur laquelle on pouvait lire : « La prochaine, c'est la tienne. » « Six de nos camarades sont en garde à vue », a déploré un responsable syndical en référence aux interpellations et aux convocations de la police lundi matin après les violences spectaculaires du comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie à Roissy, consacré à un plan de restructuration de 2 900 emplois. Au total, sept personnes avaient été blessées.

    « Aujourd'hui, la priorité, elle va au dialogue. Elle est à la capacité à se remettre autour de la table », a répondu M. Macron, interrogé sur les derniers développements judiciaires à Air France. « J'appelle chacun à la responsabilité. Je pense que la priorité, c'est que les syndicats de pilotes et l'ensemble des partenaires sociaux construisent le meilleur plan possible, l'entreprise ayant des défis de compétitivité à relever », a-t-il insisté.

    Source : http://www.lepoint.fr/societe/lot-emmanuel-macron-accueilli-par-les-sifflets-de-la-cgt-12-10-2015-1972849_23.php


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    Air France. La CGT dénonce une volonté d'intimider les salariés

     
    Une salariée manifeste devant le siège social d'Air France.
    Photo Kenzo Tribouillard/AFP
    Pour la CGT, l'interpellation de cinq salariés d'Air France, tous militants de la CGT, lundi au petit matin, participe d'une volonté de "faire peur" et d'intimider le personnel de la compagnie aérienne.
    Le secrétaire général du Comité central d'entreprise, Didier Fauverte, a confirmé que les cinq salariés interpellés dans le cadre de l'enquête sur les incidents du 5 octobre, lors desquels des cadres ont été molestés, travaillaient tous au fret. "Ça ne va pas calmer les choses", a déclaré le dirigeant syndical. "Je pense qu'il y aura d'autres salariés appartenant à d'autres syndicats qui seront mis en cause. Tout ça va continuer à faire bouillir la cocotte." Selon lui, une vingtaine de personnes seraient susceptibles, au total, d'être inquiétées.Les interpellations à l'aube, lundi, participent d'une "tentative d'intimidation" et d'une "volonté de faire peur pour essayer de museler un peu tout le monde", a-t-il poursuivi. Il a confirmé qu'au moins deux ou trois des cinq salariés interpellés lundi matin pourraient être licenciés. Selon Didier Fauverte, quatre ou cinq salariés sont par ailleurs menacés de sanctions du premier degré, pouvant aller jusqu'à trois jours de mise à pied ou une retenue sur salaire, parce qu'ils ont chanté "sans chemise, sans pantalon", lors des incidents du cinq octobre, lors desquels deux cadres ont été en partie déshabillés par des manifestants. "Si ce n'était pas aussi grave, ce serait risible. Etre sanctionné parce que vous chantez une chanson, ils vont pouvoir sanctionner un paquet de monde !" "Je veux bien qu'ils continuent les négociations mais si c'est sur ces bases-là, je crois que ça va être vite réglé, les négociations", a ajouté Didier Fauverte. Les pilotes et la direction d'Air France ont décidé vendredi de reprendre le dialogue sur le renforcement de la compétitivité de la compagnie aérienne. Le Syndicat national des personnels navigants et commerciaux (SNPNC) a pour sa part annoncé lundi qu'il serait reçu mercredi par la direction d'Air France. 
    Cinq salariés d'Air France soupçonnés d'avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre dernier ont été interpellés lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue.  Selon des sources policières et judiciaires, au moins quatre salariés interpellés sont des militants syndicaux du personnel au sol de la branche cargo d'Air France, qui ont été identifiés grâce aux images vidéo de ces incidents. Ils ont été arrêtés par la police de l'air et des frontières (PAF), qui mène l'enquête, ont précisé ces sources. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre dernier une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d'entreprise (CCE) et violences en réunion à la suite des débordements qui avaient interrompu la veille la réunion du CCE de la compagnie. Ces faits sont passibles en théorie d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. Les salariés interpellés sont soupçonnés d'être les auteurs des violences du 5 octobre. Mais d'autres salariés de la compagnie aérienne pourraient être interpellés ou, au moins, entendus par la police, indiquent les sources.
    Source : humanite.fr/air-francwwwe-la-cgt-denonce-une-volonte-dintimider-les-salaries-586488

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