• En déplacement dans le Doubs pour soutenir le candidat du PS à l'élection législative partielle qui débute dimanche, le Premier ministre s'est vu dans l'incapacité de démarrer son meeting à la suite d'une coupure de courant. Un acte délibéré de la CGT, comme l'a confirmé le syndicat à BFMTV.

     

    Pour ne pas l'écouter, ils ont préféré le priver d'électricité. La CGT Mines-énergie a revendiqué ce mardi soir une coupure de courant à Audincourt dans le Doubs, qui a, pendant près de 30 minutes, empêchéManuel Valls de débuter un meeting. Un incident qui allait en appeler bien d'autres par la suite.

    Le Premier ministre s'est en effet déplacé ce mardi dans cette petite localité afin de soutenir le candidat socialiste à l'élection législative partielle de la 4e circonscription du département. Un scrutin très convoité, depuis le départ de Pierre Moscovici, élu ici député en juin 2012, parti depuis à la Commission européenne.

    Or, comme le rapporte notre envoyé-spécial sur place, le chef du gouvernement s'est retrouvé dans le noir peu de temps avant le début du meeting en question: toute l'électricité du quartier étant coupée. Un acte délibéré et revendiqué par la CGT Mines-énergie, comme le révèle L'Est-Républicain. Une information confirmée par le syndicat auprès de BFMTV.

     

    Une riposte à la loi de transition énergétique?

    "La Fédération Nationale Mines Energie CGT et ses syndicats présents au rassemblement à Audincourt, soutiennent la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et gaziers lors du meeting", est-il possible de lire sur le communiqué du syndicat.

    "Cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions !", précise encore le communiqué de la CGT

    "La FNME CGT considère que l'on est face à une loi de 'transaction énergétique' visant à remercier les écologistes pour leur apport de voix aux dernières élections présidentielles, au détriment de l'avenir de la planète et de l'intérêt collectif", a encore martelé le syndicat.

    Quand les notaires s'en mêlent

    Alors que le Premier ministre bénéficie depuis quelques jours d'un regain de popularité, au même titre que le Président François Hollande, obtenu à la suite de leur gestion des attentats qui ont frappé la région parisienne au tout début de l'année, ce nouveau déplacement est décidément marqué par les incidents pour le locataire de Matignon. 

    Alors que le meeting avait déjà pris 30 minutes de retard à la suite de la coupure de courant, de nouveaux manifestants ont fait leur entrée dans la salle où se tient le meeting de Manuel Valls. Il s'agit de notaires, qui sont venus protester contre la loi Macron.

    "Je ne me laisserai jamais impressionner par des manifestations", a lancé le Premier ministre aux perturbateurs: "rien n'empêchera la tenue d'un meeting", a-t-il encore assuré, avant que les protestataires ne se fassent sortir de la salle.

    Deux nouvelles évacuations

    Les ennuis ne se sont pas arrêtés là pour le Premier ministre. C'est ensuite le candidat sans étiquette Ismaël Boudjekada qui est venu semer un temps le trouble dans la salle du meeting, avant d'être évacué par le service d'ordre. "Une agression du service d'ordre de Manuel Valls", selon la version de l'intéressé.

    Peu de temps après, c'est un nouvel individu qui a été obligé de quitter les lieux après de nouvelles perturbations.


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  • La Banque centrale européenne (BCE) vient de prendre une décision, applaudie fortement par les financiers et jugée « historique » par la plupart des observatoires. Elle va acheter sur le marché financier, entre mars 2015 et septembre 2016, chaque mois 60 milliards d’euros d’obligations d’Etats. Elle espère ainsi que  cette injection de l’argent contribuera à stimuler le crédit et l’investissement. Par ailleurs, elle considère que la baisse de l’euro, que cette décision devrait encourager, va favoriser les exportations européennes. A l’appui, l’expérience du Japon, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est citée.

    Cette décision marque un changement important dans la stratégie de la BCE dans un contexte où l’économie européenne est dans une crise profonde et au bord de la déflation.

    La Cgt ne minimise pas l’importance de ce changement. Pour autant, le vrai enjeu porte sur l’usage qui sera fait de cette masse énorme d’argent. Les banques européennes et singulièrement françaises ne souffrent pas particulièrement d’un manque de liquidités. Si elles n’accordent pas suffisamment de crédit, surtout aux PME, pour l’emploi et l’investissement productif c’est parce qu’elles n’y voient pas suffisamment d’intérêt, ce qui les pousse à privilégier les activités de nature spéculative. En l’absence des mesures précises pour obliger les banques à privilégier l’emploi, l’investissement productif et la protection de l’environnement, rien n’empêche que cet argent supplémentaire alimente la spéculation et les marchés financiers. En outre, face à la menace de déflation, il faut augmenter les salaires et développer les services publics pour accroître la demande.

    Par ailleurs, si théoriquement l’argument selon lequel la baisse de l’euro va permettre d’augmenter les exportations et donc accroître l’emploi semble séduisant, la réalité peut s’avérer plus complexe. Si par exemple les entreprises ne sont pas en mesure de produire davantage à cause du déficit d’investissement et des pertes d’emplois et de compétences, ce qui est le cas, la baisse de l’euro va provoquer la hausse des prix des importations et peser sur le pouvoir d’achat des travailleurs qui est déjà faible sans des résultats probants en termes d’exportations.

    Enfin, la contrepartie de cette décision de la BCE est la poursuite des politiques d’austérité et de la diminution des droits sociaux. De plus, sous la pression allemande, cette décision consacre une désolidarisation des pays de la zone euro, car 80 % du risque de non-remboursement des obligations achetées incombera aux banques centrales nationales et non à la BCE.

    La situation est grave. Pour sortir de cette crise il ne suffit pas de recopier ce qui est pratiqué au Japon, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. D’ailleurs, ces politiques n’ont pas mis fin à la crise dans ces pays ; en revanche, elles ont augmenté les inégalités sociales qui menacent la démocratie.

    Pour sortir de cette crise, il faut rompre avec la pression permanente qui est exercée sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail depuis plusieurs décennies. Il faut aussi rompre avec les politiques d’austérité et utiliser l’argent des contribuables pour développer les services publics de qualité.

    C’est le message qu’ont porté la CGT et les autres organisations syndicales lors de la manifestation du 26 janvier 2015.

    Montreuil, le 26 janvier 2015

     

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  • Le MEDEF vient de remettre son nouveau texte pour l’ultime séance de négociation qui aura lieu demain. Il n’a pratiquement aucun changement par rapport au précédent.

    Toujours moins d’élus au service des salariés, avec moins de délégations dans la grande majorité des entreprises.

    La provocation est aussi de mise : le patronat supprime l’enquête en cas de danger grave et imminent pour les salariés et introduit la possibilité, par accord d’entreprise, de s’exonérer de la commission HSCT dans les entreprises de plus de 300 salariés.

    La fusion DP, CE, CHSCT est maintenue et la disparition de 67 % des CHSCT des entreprises est toujours à l’ordre du jour.

    Aujourd’hui 0,2% de la masse salariale est affecté au fonctionnement du seul comité d’entreprise. Demain, si ce texte passe, la même somme financera le fonctionnement de 3 instances. Le budget des activités sociales et culturelles serait également en baisse.

    Concernant les salariés des très petites entreprises (TPE) le MEDEF maintient son dispositif bancal et inopérant. On ne peut employer une belle formule d’universalité de droit à la représentation des salariés sans en créer les conditions. Malgré les propositions novatrices de la CGT, ce projet est très insuffisant pour construire une vraie représentation des salariés des TPE, que ce soit en termes de démocratie, de financement, de prérogative des commissions.

    Ce texte est inacceptable. Tout cela se traduit par des moyens en moins pour les salariés et leur pouvoir d’intervention dans l’entreprise à travers leurs élus.

    Y a-t-il un syndicat pour accepter cela ?

    La CGT va continuer à faire des propositions, demain et par la suite.

    Il n’y a pas de citoyenneté dans la cité sans citoyenneté au travail, celle-ci bien que faible est largement mise à mal par le MEDEF. « Travaille et tais-toi !» C’est le moyen-âge, il est tant que le MEDEF comprenne que nous sommes au XXIème siècle !

    Montreuil, le 21 janvier 2015


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    • Comité confédéral national
      LA CGT À L’OFFENSIVE

    Publié le 14 janvier

    Les premiers dirigeants des organisations de la CGT, réunis ce mardi 13 janvier 2015, à l’occasion d’un comité confédéral national (CCN) extraordinaire ont adopté à l’unanimité moins 2 abstentions, la mise en place d’un groupe de travail qui sera chargé de définir des principes communs sur les moyens mis à disposition des dirigeants de toutes les organisations de la CGT.

    Ils ont également acté à l’unanimité les mesures adoptées par la commission exécutive de la CGT, le 7 janvier dernier, visant à renforcer les procédures financières de la confédération, et le recrutement d’un directeur ou d’une directrice de l’administration confédérale.

    La proposition de nouveau bureau confédéral qui leur a été soumise par la direction confédérale n’a cependant pas été adoptée (sur 701 voix disponibles : 57,5% ont voté pour, 41,6% ont voté contre et 1% se sont abstenus), la majorité des deux tiers requise par les statuts de la CGT n’ayant pas été atteinte.

    Suite à ce vote, les membres du comité confédéral national de la CGT ont décidé de confier à Philippe Martinez, pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT, le pilotage d’un collectif chargé de leur présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral lors de leur prochaine réunion les 3 et 4 février prochains. Ils ont décidé de tenir le prochain congrès de la CGT à la date prévue, au printemps 2016.

    Toutes et tous ont insisté sur la nécessité et l’urgence de prendre des initiatives pour favoriser l’intervention des salariés, des retraités et des privés d’emploi afin de rompre avec les politiques libérales qui font reculer la société.

    Réaffirmant leur conviction que la CGT doit être plus que jamais un outil à la disposition de l’ensemble du salariat dans toute sa diversité, les dirigeants de la CGT appellent chacune et chacun à s’organiser sur son lieu de travail ou de vie pour construire et porter des propositions sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail, la protection sociale…

    Dans les jours et les semaines qui viennent, la CGT appelle ainsi l’ensemble du monde du travail à être dans l’action pour transformer les situations de travail et de vie, et gagner des avancées sociales, dans l’unité la plus large.

    Dans un premier temps, la CGT appelle également à faire obstacle à la nouvelle régression sociale que représente le projet de loi Macron dont l’examen débutera à l’Assemblée nationale le 26 janvier prochain. Elle dénonce un texte qui pourrait se résumer très simplement par « Réduction des droits pour les salariés, liberté pour les patrons ! », allant de la libéralisation du transport non urbain voyageur par autocar aux professions règlementées, en passant par la remise en cause de la justice sociale et du droit du travail.

    Au lendemain d’une mobilisation exceptionnelle des femmes et des hommes de ce pays, à laquelle elle a appelé, aux côtés des autres organisations syndicales, pour défendre les libertés et la démocratie, et combattre toutes les formes de racisme, elle s’associe au mouvement de solidarité engagé pour que continue de vivre Charlie-Hebdo et invite à participer aux obsèques de toutes les victimes de l’attentat barbare perpétré contre le journal qui auront lieu mercredi, jeudi et vendredi.

    Montreuil, mardi 13 janvier 2015


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  • Charlie-Hebdo

    La CGT horrifiée par l’attentat meurtrier



    Après l’odieux attentat ayant fait plus d’une dizaine de morts et plusieurs blessés au siège de l’hebdomadaire Charlie-Hebdo, ce mercredi matin, la direction confédérale de la CGT, son journal La Nouvelle Vie Ouvrière, et le SNJ-CGT, horrifiés, tiennent à assurer l’ensemble des journalistes et des personnels du journal, ainsi que tous leurs proches, de leur totale solidarité.

    Charb avait dessiné notre affiche du 1er mai 2010Profondément choquée par cet acte odieux, attristée et en colère, la CGT rappelle et salue le courage de ces hommes et ces femmes qui chaque jour, chaque semaine, malgré les intimidations et les menaces, défendent la liberté de pensée et la liberté d’expression dans notre pays.

    Elle souhaite que les assassins soient au plus vite arrêtés et jugés, et que toute la lumière soit faite sur leurs motivations, ainsi que sur les conditions ayant permis que le siège de l’hebdomadaire ait pu être ainsi attaqué. La CGT a appelé avec, notamment, la CFDT, l’UNSA, Solidaires, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement à un rassemblement, ce 7 janvier, Place de la République, à Paris.

    Montreuil, mercredi 7 janvier 2015

    Nous publions ci dessous le dernier strip dessiné par Charb pour le mensuel Ensemble aux syndiqués de la CGT à paraître en février. Charb qui compte parmi les dessinateurs assassinés avec Wolinski, Tignous et Cabu collaborait aussi avec notre presse CGT.


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