• Licencié pour un arrêt-maladie, le délégué CGT de JTEKT riposte par la solidarité militante

     

     

    Une cinquantaine de militants CGT se sont rassemblés mardi matin pour soutenir Abdel Yousfi, délégué syndical d'un équipementier automobile de la région lyonnaise dont la direction veut se débarrasser.
    Sept jours d'absence « non-autorisées » entre septembre et octobre. C'est, d'après le délégué CGT de l'équipementier automobile JTEKT d'Irigny (Rhône) Abdel Yousfi, les faits qui lui sont reprochés par la direction pour justifier son licenciement au bout de quinze ans dans l'entreprise. « J'étais pourtant en arrêt-maladie, je leur avais envoyé les papiers », affirme le principal intéressé, à l'occasion d'un rassemblement de soutien organisé par la CGT métallurgie devant les grilles de l'usine ce mardi matin. « La CGT dérange » Pour la cinquantaine de manifestants présents – quelques collègues mais également des militants CGT d'autres entreprises comme Renault Trucks et des militants PCF de Givors et Pierre-Bénite -, il s'agit d'un prétexte pour se débarrasser d'une figure gênante, dans un contexte où la CGT pèse plus de 80% des voix chez les ouvriers. « La CGT dérange. On pose les questions qu'il ne faut pas poser, on a attaqué la direction pour délit de marchandage, et on les met en cause pour le suicide d'un collègue », résume Stéphane Olmedo, délégué du personnel CGT. « C'est pour ça qu'ils s'en prennent au maillon fort, notre délégué syndical », renchérit son collègue Hoang Van Cuong, élu CGT au CHSCT (Comité d'hygiène sécurité et conditions de travail). « Il s'agit aussi de faire peur », estime Abdel Yousfi. « Les copains vont se dire que ça pourrait aussi leur arriver à eux », souligne-t-il. Le CE vote contre le licenciement, l'Inspection doit encore se prononcer En tout cas, force est de constater que la direction semble pressée d'en finir avec le syndicaliste. Convoqué ce mardi matin, soit le lendemain de l'entretien préalable à sanction du délégué CGT, le comité d'entreprise s'est prononcé majoritairement contre son licenciement. Dans le détail, seuls les quatre élus CGT se seraient opposés à cette sanction, tandis que les trois élus CFE-CGC représentant les cadres auraient voté pour et que l'élu CFDT se serait abstenu, a fait savoir la CGT. Pourtant, la partie n'est pas gagnée pour Abdel Yousfi. L'Inspection du Travail doit encore se prononcer sur son éviction de l'entreprise. Et le moins que l'on puisse dire est que le courant ne passe pas bien avec l'administration. « Début octobre, j'ai été convoqué par l'Inspection du Travail. Aux côtés de l'inspecteur et d'un contrôleur, le directeur de l'unité départementale était présent. Il m'a dit que la CGT portait atteinte au dialogue social. On m'a notamment reproché d'avoir aidé des salariés à contester des avis d'inaptitude », relate le délégué CGT. Une rencontre que l'animateur régional de la CGT métallurgie Bernard Grand n'hésite pas à qualifier de « guet-apens ». « On se remobilisera pour que l'Inspection refuse le licenciement et que la direction abandonne les sanctions », a-t-il ajouté.La direction de l'équipementier n'était pas joignable cet après-midi.  
     
    Source : http://www.humanite.fr/

    votre commentaire
  • "Merci au courage de nos collègues": plusieurs centaines de personnes ont accompagné mercredi à la mi-journée devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) les salariés d'Air France poursuivis pour avoir pris part à l'épisode de la "chemise arrachée" du DRH, qui seront au final jugés le 27 mai.

    Un cortège de manifestants a escorté les prévenus en scandant "arrêt des poursuites contre nos camarades", avant d'être bloqué par un cordon de police, ont constaté des journalistes de l'AFP.

    Les cinq salariés, notamment poursuivis pour "violences" exercées sur deux cadres et sur des vigiles en marge du comité central d'entreprise (CCE) mouvementé du 5 octobre, portaient un T-shirt noir avec un poing rouge brandi avec leurs prénoms: Pascal, Fabrice, Vincent, Samir et David.

    Comme prévu, le tribunal a renvoyé au printemps leur procès. Il a fixé la date du 27 mai. "Il m'apparaît que ce dossier a vocation à être jugé en audience collégiale et non avec un juge unique", "pour des débats sereins", a expliqué la juge.

    Dix autres salariés se voient reprocher des "dégradations", selon la CGT qui compte des adhérents parmi les prévenus. Deux d'entre eux arboraient sur leur vêtement la photo du Premier ministre faisant un doigt d'honneur et la mention "voila ta réponse au dialogue social". Leur procès est aussi reporté.

    "Ce renvoi était attendu", a simplement commenté l'avocat d'Air France Dominique Mondoloni.

    Un gros dispositif policier avait été mis en place autour du palais de justice et le parvis est resté inaccessible aux manifestants. Derrière des pancartes "Merci au courage de nos collègues", "Qui sème la misère récolte la colère", les manifestants, dont bon nombre d'entre eux portaient des drapeaux rouges de la CGT ou d'Unsa Aérien, étaient rassemblés dans un parc en contrebas du tribunal.

    "On fait tout un foin de la violence autour d'une chemise, alors qu'il y a la violence d'un plan social décidé par les actionnaires", a déclaré Aurélien Machu, syndicaliste de la CGT. "Il fallait des coupables, ils en ont pris cinq", estime Julie Morel, déléguée CGT et candidate Front de gauche.

    Parmi les personnalités de gauche présentes, Jean-Luc Mélenchon a demandé qu'on "foute la paix" aux salariés poursuivis, qui sont par ailleurs sous le coup d'un licenciement. "Un salarié qui défend son emploi dans notre pays n'a rien à faire dans un tribunal", a estimé le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

    - 'une sanction démesurée' -

    Treize syndicats de la compagnie avaient appelé à un rassemblement, ainsi que la CGT nationale et Solidaires. Pour le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, présent, "la sanction est démesurée par rapport à ce qui s'est passé".

    Les images du directeur des ressources humaines Xavier Broseta fuyant torse nu devant des manifestants en colère, après l'annonce d'une restructuration menaçant jusqu'à 2.900 emplois, ont fait le tour du monde. L'épisode avait suscité de multiples réactions politiques, le Premier ministre Manuel Valls qualifiant de "voyous" les fauteurs de troubles.

    En lien avec le rassemblement prévu à Bobigny, des appels à la grève ont été lancés par le Spaf (21%) et Alter (non représentatif), côté pilotes, et au sol par la CGT, FO et SUD aérien (non représentatif). Mais selon la compagnie, l'impact devait être "très limité".

    Parallèlement au volet judiciaire, des procédures disciplinaires sont en cours à Air France, notamment à l'encontre des prévenus. Sur les cinq licenciements engagés, un a été confirmé vendredi, après le rejet d'un recours gracieux.

    La demande "d'amnistie" est également en train d'être étudiée pour trois autres. Concernant la cinquième personne, un délégué du personnel (CGT) d'Air France Industries, l'inspection du travail examine actuellement son dossier avant de rendre son avis à la compagnie.

    Une caisse de solidarité, mise en place par la CGT, a permis de récolter près de 46.000 euros pour les salariés mis à pied et sans solde depuis le 12 octobre.

    Deux pilotes sont également sous le coup d'une procédure disciplinaire pour avoir facilité l'entrée de manifestants dans la salle du CCE. Onze autres employés, suspectés d'avoir secoué une grille d'accès au siège d'Air France, ont été sanctionnés par une mise à pied de 15 jours.

     Source : http://www.lunion.com/
     

    votre commentaire
  • Communiqué de la CGT suite à l’intervention du Premier Ministre

    Un long discours pour expliquer à ceux qui ne l’auraient pas encore compris que le responsable du chômage, de la crise, c’est la complexité du Code du Travail, son contenu illisible et confus. Les entreprises n’y comprendraient rien, les salariés non plus.
    « Il convient donc de le refonder » nous dit Manuel VALLS avec l’objectif de rendre les entreprises plus compétitives tout en protégeant les salariés « avec des garanties plus adaptées aux évolutions de notre économie ».
    Pour ce faire, un projet de loi « élaboré dans le dialogue avec les partenaires sociaux » sera présenté… début 2016 sans pour autant en préciser ni le contenu ni la forme. De qui se moque-t-on !
    L’objectif est clair : définir un socle de droits minimums (SMIC, congés payés, durée légale du travail) et renvoyer tout le reste aux accords de branches ou d’entreprises avec y compris possibilité de déroger au socle minimum.
    Le but n’est pas de « simplifier, négocier, et sécuriser » mais bien de simplifier, déroger et affaiblir les droits !
    Comme si rendre plus simples les licenciements favorisait l’emploi.
    Bien que le Premier ministre s’en défende, c’est bien du renversement de la hiérarchie des normes dont il s’agit.
    Le Code du travail ne protègerait plus mais deviendrait la voiture balai équipée d’un seul socle de droit minimum au rabais.
    Nous ne sommes pas loin de la négociation de gré à gré, rêve à peine caché de Pierre GATTAZ et consorts. Manuel VALLS est d’ailleurs clair, puisqu’il indique que la réécriture du Code du travail ne se ferait pas à droit constant.
    En l’état, les annonces du Premier ministre sont plus qu’inquiétantes et donnent la part belle aux revendications du MEDEF. Elles se situent dans la continuité des lois précédentes considérant que le travail et les droits qui l’entourent sont des obstacles à la compétitivité des entreprises.
    Aux grands maux, mauvais remèdes !
    Ce dont notre pays souffre ce n’est pas de la complexité du Code du travail qui doit garantir les mêmes droits pour tous mais du coût du capital, de l’appétit des actionnaires, de l’évasion fiscale, de la précarité, du chômage de masse et d’une politique qui ne cesse de tourner le dos aux intérêts des salariés.
    La CGT alerte les salariés de la dangerosité de ces annonces et restera à leurs côtés pour exiger des garanties collectives de haut niveau et un code du travail protecteur de tous.

    Source : http://www.humanite.fr/un-nouveau-cadeau-au-medef-cgt-588942


    1 commentaire
  • Le refus du Crédit Agricole d’accorder un prêt relai à Griset, une petite entreprise exportatrice d’équipements métalliques, met 115 emplois en danger à Villers-Saint-Paul dans l’Oise.

    Dans la chronique économique qu’il tient dans l’Humanité-Dimanche, économiste et syndicaliste Jean-Christophe Le Duigou révèle cette semaine que la Banque centrale européenne (BCE) a injecté quelques 13 000 milliards d’euros dans les banques européennes pour tenter de stimuler une économie toujours atone dans les pays membres de l’Union. « Malgré cette injonction de la monnaie qui continue au rythme de 60 milliards d’euros par mois, le crédit ne repart pas franchement, explique-t-il avant de poursuivre : «la priorité est partout à la réduction de l’endettement, fût-ce au prix de l’amputation des salaires, des suppressions d’emplois et de coupes dans les services publics. Dès lors l’investissement public comme privé peut attendre », note-t-il encore.

    Les salariés de Griset otages de la finance

    A Villers-Saint-Paul, dans l’Oise, les 115 salariés de la société Griset savent ce qu’il en est de cette injuste restriction des crédits. Ils travaillent dans une entreprise qui produit des laminés en cuivre et en différents alliages, notamment pour l’industrie automobile. Elle est exportatrice et son carnet de commande est plein. Mais elle a actuellement besoin d’un prêt relai de 1,5 million d’euro. «  Ce prêt relai de court terme permettrait le bouclage d’un projet de développement de l’entreprise, dans l’attente de la rentrée prochaine de créances dues à l’entreprise (créance dont le paiement est par ailleurs garanti par la Coface, société d’assurance contre les risque commerciaux) », écrit dans un communiqué la Fédération communiste de l’Oise.

    Ainsi voyage la finance au royaume de l’absurde

    Ce prêt relai a été refusé par le Crédit Agricole, qui comme les autres banques françaises bénéficie des largesses de la BCE après avoir perdu beaucoup d’argent dans des spéculations hasardeuses en Grèce et ailleurs. Alors que l’aide de la Banque d’investissement public (BIP) est également sollicitée, cette dernière a fait savoir au PDG de Griset qu’elle n’intervient qu’en complément, suite à l’engagement préalable d’une autre banque. Ainsi donc, l’inconcevable frilosité du Crédit Agricole débouche sur la paralysie de la BPI. Ainsi voyage la finance au royaume de l’absurde sans que MM Valls, Sapin ou Macron ne s’en émeuvent.

    Sénateur communiste de l’Oise, Jean-Pierre Bosino est intervenu auprès du Commissaire en charge du redressement productif au ministère de l’Economie ainsi que du préfet de l’Oise pour tenter de débloquer cette situation. Avec Marie-France Boutroue, maire-ajointe PCF de Villers-Saint-Paul, il a également apporté son soutien aux travailleurs de Griset  et reste mobilisé pour qu’une issue positive soit rapidement trouvée.

    La volonté de spéculer l’emporte sur le soutien à l’économie réelle

    Mais cette histoire est révélatrice du rôle néfaste des dirigeants de banque en ce début de XXIème siècle. La volonté de spéculer l’emporte sur le soutien à l’économie réelle. Au point que leurs décisions débouchent souvent sur un triple gâchis : la fermeture sans motif valable d’unités de production performantes et la destruction du capital production, la mise au chômage de travailleurs qualifiés, la perte de débouchés sur le marché intérieur comme à l’exportation avec un déficit croissant de la balance commerciale qui devient alors un nouveau prétexte pour tenter de faire passer des politique d’austérité qui accentuent la régression sociale .

     

    Source : http://www.humanite.fr/quand-les-banques-detruisent-la-production-588390


    votre commentaire
  • Le secrétaire général de la CGT, qui ne participe pas à la quatrième grande conférence sociale du quinquennat, a répliqué à François Hollande sur Europe 1. 

    INTERVIEW - "La CGT signe plus de 80% des accords, soit dans les entreprises soit au niveau des branches professionnelles", a précisé lundi soir Philippe Martinez, patron de la CGT, invité d'Europe 1.

    Le secrétaire général, dont le syndicat ne participe pas à la quatrième grande conférence sociale du quinquennat, répliquait à François Hollande, qui avait déclaré un peu plus tôt : "Il est commode de ne jamais s'engager à signer le moindre accord, en espérant d'ailleurs que d'autres le feront à leur place, tout en dénonçant dans le même mouvement les insuffisances du dialogue social". "C'est un peu caricatural de présenter la CGT comme ça", a rétorqué Philippe Martinez lundi sur Europe 1.


    Le club de la presse avec Philippe Martinez...par Europe1fr

    "L'exécutif s'était engagé à ne pas parler du code du travail". Il y a "une exaspération du monde du travail, de la CGT, sur la conception de la négociation collective. Cela fait plusieurs mois que l'on dit que la forme de la négociation n'est pas satisfaisante. Quand on est pas entendu, on montre des signes d'agacement", se justifie Philippe Martinez lundi soir, qui assure faire "peu de différences en matière sociale" entre la politique de François Hollande et celle de Nicolas Sarkozy. 

    Selon le syndicaliste, le dialogue social avec le gouvernement se résume ainsi : "c'est le Medef qui arrive avec un texte, et on a le droit de changer deux virgules. Pourquoi on ne permet pas aux organisations syndicales d'arriver avec leur propre texte ?".

    Concernant le code du travail, dont Manuel Valls a annoncé une réforme pour le 28 octobre, à l'issue de la Conférence, Philippe Martinez confie une amertume : "le gouvernement s'était engagé à ne pas parler de ça. Il en a parlé. Ce qui montre un certain nombre de dysfonctionnement. La parole d'un gouvernement a de l'importance".


    Le club de la presse avec Philippe Martinez...par Europe1fr

    A la CGT, "on est très moderne". Philippe Martinez en appelle notamment "à transformer les choses", et "taxer différemment" les entreprises qui n'augmentent pas les salaires, ne respectent pas l'égalité salariale hommes/femmes, ne créent pas d'emplois et ne font pas d'investissement. Le patron de la CGT veut "réhabiliter les entreprises citoyennes".

    Plus globalement, le secrétaire général de la CGT demande une présence accrue de l'Etat dans l'économie, et cite comme exemple le secteur aérien et Air France. "Nous demandons une réflexion sur la stratégie d'Air France et sur le transport aérien. [...] Nous demandons une table ronde où l'Etat sera garant de faire respecter un certain nombre de choses. Y compris dans le transport aérien qui est très très réglementé". "Le tout en tenant compte de tout ce qui bouge autour de nous. Vous savez, on est très moderne à la CGT, il faut prendre en compte l'évolution", conclut Philippe Martinez.

    Source : http://www.europe1.fr/


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique