• Air France. La CGT dénonce une volonté d'intimider les salariés

     

    Air France. La CGT dénonce une volonté d'intimider les salariés

     
    Une salariée manifeste devant le siège social d'Air France.
    Photo Kenzo Tribouillard/AFP
    Pour la CGT, l'interpellation de cinq salariés d'Air France, tous militants de la CGT, lundi au petit matin, participe d'une volonté de "faire peur" et d'intimider le personnel de la compagnie aérienne.
    Le secrétaire général du Comité central d'entreprise, Didier Fauverte, a confirmé que les cinq salariés interpellés dans le cadre de l'enquête sur les incidents du 5 octobre, lors desquels des cadres ont été molestés, travaillaient tous au fret. "Ça ne va pas calmer les choses", a déclaré le dirigeant syndical. "Je pense qu'il y aura d'autres salariés appartenant à d'autres syndicats qui seront mis en cause. Tout ça va continuer à faire bouillir la cocotte." Selon lui, une vingtaine de personnes seraient susceptibles, au total, d'être inquiétées.Les interpellations à l'aube, lundi, participent d'une "tentative d'intimidation" et d'une "volonté de faire peur pour essayer de museler un peu tout le monde", a-t-il poursuivi. Il a confirmé qu'au moins deux ou trois des cinq salariés interpellés lundi matin pourraient être licenciés. Selon Didier Fauverte, quatre ou cinq salariés sont par ailleurs menacés de sanctions du premier degré, pouvant aller jusqu'à trois jours de mise à pied ou une retenue sur salaire, parce qu'ils ont chanté "sans chemise, sans pantalon", lors des incidents du cinq octobre, lors desquels deux cadres ont été en partie déshabillés par des manifestants. "Si ce n'était pas aussi grave, ce serait risible. Etre sanctionné parce que vous chantez une chanson, ils vont pouvoir sanctionner un paquet de monde !" "Je veux bien qu'ils continuent les négociations mais si c'est sur ces bases-là, je crois que ça va être vite réglé, les négociations", a ajouté Didier Fauverte. Les pilotes et la direction d'Air France ont décidé vendredi de reprendre le dialogue sur le renforcement de la compétitivité de la compagnie aérienne. Le Syndicat national des personnels navigants et commerciaux (SNPNC) a pour sa part annoncé lundi qu'il serait reçu mercredi par la direction d'Air France. 
    Cinq salariés d'Air France soupçonnés d'avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre dernier ont été interpellés lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue.  Selon des sources policières et judiciaires, au moins quatre salariés interpellés sont des militants syndicaux du personnel au sol de la branche cargo d'Air France, qui ont été identifiés grâce aux images vidéo de ces incidents. Ils ont été arrêtés par la police de l'air et des frontières (PAF), qui mène l'enquête, ont précisé ces sources. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre dernier une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d'entreprise (CCE) et violences en réunion à la suite des débordements qui avaient interrompu la veille la réunion du CCE de la compagnie. Ces faits sont passibles en théorie d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. Les salariés interpellés sont soupçonnés d'être les auteurs des violences du 5 octobre. Mais d'autres salariés de la compagnie aérienne pourraient être interpellés ou, au moins, entendus par la police, indiquent les sources.
    Source : humanite.fr/air-francwwwe-la-cgt-denonce-une-volonte-dintimider-les-salaries-586488

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