• Quelques jours avant le 1er mai, on a poussé la porte de la CGT, installée comme les autres syndicats armentiérois à la bourse du travail, place Jules-Guesde. Un lieu où, forcément, on est en première ligne des questions liées au travail. Et où le nombre d’adhérents grimpe en flèche ces dernières années.

    Armentières : l’union locale CGT a plus que doublé son nombre d’adhérents en six ans

    Sébastien Turbé et Patrice Jourdain, dans le local de l’Union locale CGT d’Armentières, à la bourse du travail.

    Qui a dit que le syndicalisme se perdait ? Sûrement pas la CGT. « On était 900 adhérents en 2009 à l’Union locale d’Armentières, on est 2 000. On sera 2 300 cet été. » Sébastien Turbé, trésorier de l’union locale, fait ses comptes. « Pourtant, on n’a plus des grosses boîtes textiles, ni Motte-Cordonnier », souligne Patrice Jourdain. Il reste Demeyère à Pérenchies (720 salariés), où il a été lui-même élu. « On a toujours l’image de la CGT qui critique. Regardez ce qui s’est fait en intersyndicale dans cette entreprise pour défendre l’emploi. On s’est montrés responsables et constructifs. » Les autres « grosses boîtes » du secteur sont Beck-Crespel et Pentair, à Armentières, et Delacre à Nieppe, chacune trois cents salariés. «Les plus gros employeurs restent l’EPSM, l’hôpital et la mairie », énumère Patrice Jourdain. Voilà le décor planté pour l’emploi.

    L’engagement syndical a, lui, beaucoup changé. « On est moins sur un engagement militant que sur une protection individuelle, l’assurance d’être défendu », analysent, lucides, les deux permanents. Parmi l’impressionnant bataillon d’adhérents, ils estiment qu’il y a 170 militants actifs, pas plus. Mais ce n’est déjà pas mal. « La dernière manifestation à Paris, on n’a eu aucun mal à remplir deux bus », note Patrice Jourdain. Combien seront-ils le 1er mai ? « On relance un défilé cette année, à Armentières, départ place Jules-Guesde. C’est un test, on verra. »

    Ils voient dans ce regain d’intérêt syndical leur présence récompensée. « Toute la semaine, on tient des permanences. On peut répondre à tout type de demande des salariés, et on ne commence pas par leur demander un an de cotisation. » Il faut à la fois écouter, rassurer, expliquer, jouer les assistantes sociales. Ils se retrouvent de plus en plus face à des jeunes en contrat d’apprentissage : « Un jeune en boucherie s’est entendu dire du jour au lendemain, tu ne viens plus. Or, ça ne se passe pas comme ça, il faut mettre un terme au contrat dans les règles ». Ils doivent faire face à des rapports très durs dans les hard-discounts et chez les transporteurs. La réalité, c’est aussi celle de salariés à temps partiel malmenés dans des sociétés de services, des coiffeuses dont on ferme le salon du jour au lendemain et qui ne savent pas comment percevoir leurs droits. « Il y a un isolement des personnes, une méconnaissance de leurs droits. » La CGT reçoit aussi de plus en plus de salariés à bout de nerfs, mais « il faut être prudent avec le harcèlement. C’est une réalité, mais d’autres fois, le dossier n’est pas assez solide. Si le salarié veut quand même aller aux prud’hommes, il risque de se retrouver avec une procédure abusive. » Bien conseiller, c’est parfois dissuader.

    Un 1er mai sans aller voir le maire

    C’était une tradition. Le 1er mai, des représentants syndicaux rencontraient chaque année le maire d’Armentières. Pas cette fois. Pour la CGT, déjà, pas question depuis des années de s’y associer. « J’y suis allé une fois. On boit le café, c’est sympa, mais sans manquer de respect au maire, ça ne sert pas à grand-chose. Ce qu’on demande se joue au niveau national », estime Sébastien Turbé. Pour la CFDT, la rencontre aura lieu le 13 mai, à 16 h 45. Du côté de FO, on a choisi cette année une formule différente, à savoir un courrier à destination des maires du secteur, du député Yves Durand, de la sénatrice Michelle Demessine et du conseiller départemental Michel Plouy. Pour dénoncer l’austérité, demander des mesures et défendre le service public.

    Source : lavoixdunord.fr


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  • La CGT se mobilise contre Macron et pour l'emploi

    L'Union locale CGT de Romorantin a organisé une conférence de presse pour dresser l'état des lieux économique et social du territoire.

    A quelques jours de son rassemblement contre l’austérité, l’UL CGT fait part de ses inquiétudes s’agissant de l’avenir de Philips, Faurecia et Cooper Capri.

    Philips, Faurecia, Cooper Capri. Trois noms d'entreprises que surveillent de près les élus CGT de l'union locale de Romorantin. Du côté de Philips Lighting à Lamotte-Beuvron, le plan de départs volontaires annoncé sur le site au mois d'octobre dernier, est toujours au stade les négociations au siège de Philips France, à Suresnes.« 25 dossiers ont été affinés, sur 42 départs prévus », dresse Régis Barboux, le secrétaire général de l'UL. S'agissant de Cooper Capri (Nouan-le-Fuzelier), il y a « un problème organisationnel, dû aux multiples changements de direction, 7 directeurs en 7 ans », détaille Karine Rissel, récente trésorière de l'UL. L'entreprise d'un peu plus de 200 salariés avait été reprise par le groupe Eaton en 2012. Aujourd'hui, selon le syndicat CGT, « il y a de grosses inquiétudes pour l'activité " bâtiment " », marquée par la « délocalisation du service comptabilité » et le non-remplacement des départs à la retraite.
    Alerter les politiques. Après avoir écrit une lettre au Premier ministre Manuel Valls il y a quelques jours (NR du 28 mars) « et maintenant que les élections départementales sont passées », la CGT Faurecia Automotive Composites souhaite alerter les politiques locaux. Les quelque 300 salariés de l'équipementier automobile de Theillay ont récemment appris qu'ils ne fabriqueraient pas les deux hayons Opel et PSA prévus en 2015. Résultat, égrènent les élus syndicaux : « une baisse de la charge de travail, des marchés qui arrivent à terme et les nouveaux qui n'arrivent pas. Ça n'augure rien de bon ». Avec la crainte que la situation économique ne mène Faurecia vers des licenciements. « Un emploi qui disparaît c'est 3 ou 4 emplois induits », rappelle à ce sujet Miguel Fernandez, le secrétaire adjoint de l'UL : « Il faut bien comprendre que si Philips, Faurecia, Cooper viennent à péricliter, les effets sur l'emploi seront de la même ampleur que Matra ».
    « Licenciements, licenciements ». Conseiller du salarié nommé par le préfet, Gérard Machard n'en finit pas d'intervenir sur le secteur de Salbris-Lamotte-Romorantin. « Particulièrement dans les petites entreprises, chez les artisans, les commerçants ». En 2014, ce dernier a assisté 25 salariés dans leur entretien préalable au licenciement. Il explique en être à plus de 15 pour 2015.
    « Non à l'austérité ». Le jeudi 9 avril à 10 h 30, la CGT sera devant le parvis de la mairie de Romorantin pour dire« non à l'austérité et oui au progrès social », le thème de la mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle qui se déclinera un peu partout sur le territoire. L'UL CGT de Romorantin entend aussi alerter sur la loi santé de Marisol Touraine, la précarisation de l'emploi dans les Ehpad ou collèges du département, via le Contrat unique d'insertion (CUI)…
    Comité des privés d'emploi. Créé par la CGT à l'époque de la fermeture de Matra, ce comité est en train d'être reconstitué. Objectif : « organiser les privés d'emplois, donner des informations sur leurs droits, les congésSe réunir pour causer un peu, déjà ça ne fait pas de mal, ça peut aussi permettre de se remettre dans une situation d'espoir ».

     Source : lanouvellerepublique.fr

     

     


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  • Les inégalités hommes/femmes toujours au coeur de la mobilisation de l'Union Locale CGT Chalon

    Communiqué

    C’est dans une perspective d’émancipation et de progrès social pour toutes et tous que la CGT combat les inégalités de sexe, les idées et comportements sexistes, les stéréotypes culturels qui tendent à justifier et perpétuer les inégalités entre les femmes et les hommes.

    La CGT agit pour la liberté pleine et entière des femmes, pour la promotion de représentations positives des femmes au travail, dans la société, dans l’histoire. 

    Bien que les hôpitaux publics soient censés organiser les pratiques des IVG, les lois successives concernant la santé publique, et en particulier la loi Hôpital Patients Santé Territoire de 2009, compliquent particulièrement l’accès à ce droit. En effet, selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’accès à l’IVG, 130 centres ont fermé leurs portes en l’espace de 10 ans. Dans certains départements ruraux il n’y a aucune prise en charge publique des IVG puisqu’il n’y a plus aucun centre IVG (source Planning familial).

    L’IVG est un droit conquis de haute lutte mais qui reste un droit fragilisé par les contraintes économiques qui nous sont imposées. Cette situation est inacceptable et la CGT continuera de soutenir toutes les mobilisations en faveur de ce droit. 

    D’autre part, en 2015, les femmes gagnent toujours un salaire de 27% inférieur à celui des hommes et touchent une pension de retraite de 40% plus faible. Pourtant, contrairement au fatalisme entretenu, l’égalité professionnelle peut être mise en place très rapidement.

    La CGT interpelle le patronat et le gouvernement : la crise ne saurait justifier le maintien des inégalités, il est inacceptable de sacrifier les femmes sur l’autel de l’austérité.

    Huit chantiers prioritaires permettraient de faire de l’égalité une réalité : 

    La revalorisation des métiers à prédominance féminine. Garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale est pourtant une obligation légale depuis 1972 en France ; de nombreux pays européens avancent sur le sujet (Portugal, Belgique, Grande-Bretagne,..)

    La lutte contre les temps partiels qui sont occupés à 80% par des femmes. Le seuil minimal de 24h prévu par la loi dite de sécurisation de l’emploi est virtuel : 46 branches ont adopté un accord dérogatoire à cette durée minimale. 

    Les sanctions ne doivent pas seulement être liées à l’obligation d’ouvrir des négociations, mais à celle de conclure des accords d’entreprise

    La mise en place d’une action de groupe permettant de lutter contre les discriminations dans l’emploi et le travail et d’obtenir des réparations

    La mise en place d’outils de mesure et de lutte contre les discriminations sur la carrière ; ils ne sont pas encore effectifs faute de décrets d’application

    En 2013 seules 14.000 nouvelles places d’accueil en crèche ont vu le jour alors que le gouvernement s’est engagé à en créer 55.000 par an

    La lutte contre le sexisme et la violence au travail, avec des mesures pour prévenir les agissements sexistes et protéger les femmes victimes

    L’Etat doit être exemplaire et appliquer le principe (« salaire égal pour un travail de valeur égale ») dans la Fonction Publique sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations.

     

    La CGT et ses militants mènent les combats dans la société en tant que citoyen-ne-s ; d’autres combats sont menés dans l’entreprise ; mais où qu’ils se situent, la CGT sera toujours auprès des femmes salariées pour obtenir une totale égalité de traitement.


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  • Fin d’une longue histoire conflictuelle. L’arrondissement de Douai était « couvert » depuis 2009 par deux unions locales CGT. Les deux secrétaires généraux ont décidé de solder le différend par une fusion

    Si à Montreuil, siège de la Confédé, c’est la guerre, à Douai, bastions de deux unions locales CGT, c’est l’heure de l’armistice. Yves Quignon, secrétaire général de l’Union locale CGT d’arrondissement de Douai, et Philippe Nalewajek, son alter ego à l’Union locale (historique) des syndicats CGT du Douaisis, ont décidé d’arrêter les frais d’une rivalité née en 2008. Une rivalité née du temps où feu Jacques Leclercq, secrétaire fondateur en 1983 de l’Union locale CGT historique, était aux affaires. Une rivalité opposant des syndicalistes « de lutte des classes », à savoir les troupes de J. Leclercq puis P. Nalewajek, à des syndicalistes dans la ligne de Confédé alors tenue par Bernard Thibault. Une rivalité qui s’est soldée en 2009 par une procédure (perdue) de l’UL CGT historique pour empêcher la tenue du congrès fondateur de la nouvelle UL.

    De l’eau a coulé sous les ponts. Et Philippe Nalewajek et Yves Quignon ne veulent pas de Philippe Martinez comme secrétaire général. Ils veulent une CGT plus revendicative, plus à l’écoute du terrain. D’où cette fusion qui passe par une assemblée générale commune le 6 février à Waziers, en présence des syndicats CGT du public et privé de l’arrondissement de Douai. Des commissions seront créées dans la perspective de la tenue d’un congrès en octobre. Quel nom pour la nouvelle UL ? « Je suis partisan d’un nouveau sigle pour faire table rase du passé », argumente Y. Quignon. Deux bâtiments, l’un rue des Vierges (UL historique) mis à disposition par la mairie, l’autre rue des Glacis, loué, n’est-ce pas un de trop désormais ? « Nous souhaitons un local qui soit bien identifié des salariés », dit P. Nalewajek. Peut-être même ailleurs pour tirer un trait définitif sur le passé


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