• "L’état d’urgence sert à faire taire la contestation" s'inquiète la CGT

    L’état d’urgence voté depuis les attentats du 13 novembre a des répercussions sur la faculté de protester dans le pays et notamment sur le droit à manifester.

    « Passé le temps de recueillement et du deuil national, il faut quand même en revenir à la situation économique et sociale », indique d’emblée Sébastien Martineau, secrétaire général de l’UD CGT.

    Et de citer les conséquences concrètes de l’état d’urgence : dans le Rhône,le préfet a interdit toute manifestation revendicative et protestataire ; à Mont-de-Marsan, la CGT énergie a manifesté sur le trottoir et la préfecture a porté plainte ; à Paris, lors d’un rassemblement de soutien aux réfugiés, la préfecture a donné une cinquantaine de noms au procureur de la République.

    Aujourd’hui mercredi, un rassemblement CGT aura lieu devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Île de France) où des salariés syndiqués doivent comparaître pour violence en réunion. « On est considérés comme des voyous et l’état d’urgence sert en fait à museler, à faire taire la contestation des salariés », poursuit le responsable cégétiste du Cher.

     

    Comme la période de trois mois d’état d’urgence pourrait être prolongée, le syndicat s’interroge. Il se demande également quelle attitude adopter par rapport à cette situation et ses conséquences juridique, politique et sécuritaire.

    « Nous sommes pour plus de moyens humains dans la fonction publique que ce soit dans la police, la justice, les hôpitaux. Nous sommes aussi contre la guerre, pour la paix mais il faut aussi se rendre à l’évidence. Les politiques menées depuis vingt ans ont poussé le communautarisme », estime Sébastien Martineau.

    François Lesbre 

    Source :  http://www.leberry.fr/

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :