• La CGT appelle le personnel hospitalier et les habitants à se mobiliser

     

    La CGT appelle le personnel hospitalier et les habitants à se mobiliser

    Les Vierzonnais inquiets pour leur hôpital sont invités à se rassembler à 8 heures demain, mardi 8 novembre, devant l’établissement. Un appel national à la grève est aussi lancé.

     

    Des agents du centre hospitalier risquent d'être en grève, demain, à la suite de l'appel national de CGT-FO-Sud.

     

    La direction nous dit qu'il n'y a pas assez d'argent mais ce n'est pas notre problème.

     

    En plus de cela, la CGT du centre hospitalier appelle le personnel de l'hôpital et de la Noue, ainsi que les habitants, à se joindre à la manifestation demain de 8 à 9 heures, devant l'entrée de l'hôpital, rue Léo-Mérigot. La dernière mobilisation datait du 18 décembre 2015.

     

    Doléances

     

    La mise en stage des contractuels. "Il y a des stagiérisations au compte-gouttes par rapport à l'état budgétaire de l'établissement", assure Jean-Claude Houbion, secrétaire de la CGT à l'hôpital. Il demande la mise en stage au 1er janvier 2017 de tous les contractuels de l'établissement. "La direction nous dit qu'il n'y a pas assez d'argent mais ce n'est pas notre problème." La CGT demande aussi l'augmentation générale des salaires. Et d'ajouter : "Avec le protocole salarial PPCR (*), les hospitaliers sont perdants."

     Le refus du groupement hospitalier de territoire (GHT). "Il faut que la population comprenne que l'hôpital de Vierzon est en danger", pense le syndicaliste. Depuis le 1er juillet, l'hôpital de Vierzon a adhéré au GHT, avec Bourges. Si Florent Foucard, le directeur, assurait cet été qu'"il n'y aura aucun transfert d'activité", la CGT pense qu'"on va vers un seul hôpital dans le Cher. Celui de Bourges est déjà en difficulté. À Vierzon, les aides de l'Agence régionale de santé (ARS) ne suffisent pas." Pour lui, "les changements sont pour l'instant insidieux, en allant piocher dans tous les services pour supprimer des moyens".

      Il pense que "les analyses bactériologiques ne se feront plus à Vierzon mais à Bourges" si la convention est signée aux prochaines instances, et y voit "une des premières conséquences de la mise en place des GHT. On se pose forcément des questions sur une fermeture du laboratoire, l'attente du patient, le coût du transport. Les mutualisations et la mobilité du personnel menacent avec le GHT.

     Davantage de personnel. Enfin, le syndicat "demande des effectifs supplémentaires au chevet du malade. Les soignants sont en souffrance. Ils sont épuisés. Il y a un absentéisme important et des problématiques de remplacement avec des rappels sur jours de repos. Cela a un impact sur les conditions de travail des agents et sur la qualité des soins." De plus, il précise que "le temps d'attente pour les consultations externes est de plus en plus long".

     

    (*) Parcours professionnels carrières rémunérations.

    Christelle Marilleau


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :