• La CGT se mobilise contre Macron et pour l'emploi

    La CGT se mobilise contre Macron et pour l'emploi

    L'Union locale CGT de Romorantin a organisé une conférence de presse pour dresser l'état des lieux économique et social du territoire.

    A quelques jours de son rassemblement contre l’austérité, l’UL CGT fait part de ses inquiétudes s’agissant de l’avenir de Philips, Faurecia et Cooper Capri.

    Philips, Faurecia, Cooper Capri. Trois noms d'entreprises que surveillent de près les élus CGT de l'union locale de Romorantin. Du côté de Philips Lighting à Lamotte-Beuvron, le plan de départs volontaires annoncé sur le site au mois d'octobre dernier, est toujours au stade les négociations au siège de Philips France, à Suresnes.« 25 dossiers ont été affinés, sur 42 départs prévus », dresse Régis Barboux, le secrétaire général de l'UL. S'agissant de Cooper Capri (Nouan-le-Fuzelier), il y a « un problème organisationnel, dû aux multiples changements de direction, 7 directeurs en 7 ans », détaille Karine Rissel, récente trésorière de l'UL. L'entreprise d'un peu plus de 200 salariés avait été reprise par le groupe Eaton en 2012. Aujourd'hui, selon le syndicat CGT, « il y a de grosses inquiétudes pour l'activité " bâtiment " », marquée par la « délocalisation du service comptabilité » et le non-remplacement des départs à la retraite.
    Alerter les politiques. Après avoir écrit une lettre au Premier ministre Manuel Valls il y a quelques jours (NR du 28 mars) « et maintenant que les élections départementales sont passées », la CGT Faurecia Automotive Composites souhaite alerter les politiques locaux. Les quelque 300 salariés de l'équipementier automobile de Theillay ont récemment appris qu'ils ne fabriqueraient pas les deux hayons Opel et PSA prévus en 2015. Résultat, égrènent les élus syndicaux : « une baisse de la charge de travail, des marchés qui arrivent à terme et les nouveaux qui n'arrivent pas. Ça n'augure rien de bon ». Avec la crainte que la situation économique ne mène Faurecia vers des licenciements. « Un emploi qui disparaît c'est 3 ou 4 emplois induits », rappelle à ce sujet Miguel Fernandez, le secrétaire adjoint de l'UL : « Il faut bien comprendre que si Philips, Faurecia, Cooper viennent à péricliter, les effets sur l'emploi seront de la même ampleur que Matra ».
    « Licenciements, licenciements ». Conseiller du salarié nommé par le préfet, Gérard Machard n'en finit pas d'intervenir sur le secteur de Salbris-Lamotte-Romorantin. « Particulièrement dans les petites entreprises, chez les artisans, les commerçants ». En 2014, ce dernier a assisté 25 salariés dans leur entretien préalable au licenciement. Il explique en être à plus de 15 pour 2015.
    « Non à l'austérité ». Le jeudi 9 avril à 10 h 30, la CGT sera devant le parvis de la mairie de Romorantin pour dire« non à l'austérité et oui au progrès social », le thème de la mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle qui se déclinera un peu partout sur le territoire. L'UL CGT de Romorantin entend aussi alerter sur la loi santé de Marisol Touraine, la précarisation de l'emploi dans les Ehpad ou collèges du département, via le Contrat unique d'insertion (CUI)…
    Comité des privés d'emploi. Créé par la CGT à l'époque de la fermeture de Matra, ce comité est en train d'être reconstitué. Objectif : « organiser les privés d'emplois, donner des informations sur leurs droits, les congésSe réunir pour causer un peu, déjà ça ne fait pas de mal, ça peut aussi permettre de se remettre dans une situation d'espoir ».

     Source : lanouvellerepublique.fr

     

     


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