• Les agents du centre des impôts réclament des postes en plus

    Les agents du centre des impôts réclament des postes en plus

     

    Les agents du centre des finances publiques ont reconduit leur mouvement de grève, commencé le 19 janvier, pour exiger des emplois supplémentaires.

     

    Les agents des finances publiques ne décolèrent pas. En grève depuis le 19 janvier pour réclamer des effectifs supplémentaires au centre des impôts de la rue du Général-de-Gaulle (notre édition du 20 janvier), ils ont reconduit leur mouvement, hier.

    La situation du site vier-zonnais est plus que préoccupante, selon l'intersyndicale Solidaires FO- CGT, qui déplore dix départs à la retraite non remplacés en seulement huit mois et des services « exsangues ».

    Deux cent cinquante personnes par jour

    Les syndicats l'affirment, l'accueil du public pâtit des manques de personnel. Selon eux, les postes en question représentent la moitié du service pour les particuliers. « La réception est très importante, à Vierzon. C'est une population parfois en difficulté, très demandeuse, souligne Jacqueline Sornin, de FO. Le centre accueille jusqu'à deux cent cinquante personnes par jours. »

     

    La rencontre d'une délégation avec la direction générale des finances publiques (DGFiP), le 28 janvier, à Bercy, n'a pas donné satisfaction aux syndicats. Pas plus que l'entrevue avec la direction locale, mardi. « Nous sommes déçus, regrette Gillette Tessier, secrétaire départementale de la CGT finances publiques. Nous avons été écoutés, et il y a une reconnaissance des problèmes, mais rien n'a été mis en face ! »

    La direction a assuré que des décisions avaient été prises, notamment celle « de faire arriver un contrôleur et un agent », le 1 er mars. Insuffisant, pour les syndicats, qui exigent six emplois et le maintien d'un septième. « Ce n'est pas une demande inflationniste. Cela ne permettrait que d'assurer un service minimum ! », assure Stéphane Lafargue, secrétaire départemental de Solidaires finances publiques.

    Les grévistes ont reçu le soutien des élus locaux, tant de la majorité de gauche que de l'opposition centriste. » Ils espèrent obtenir une audience avec le ministre de l'Économie et des Finances, Michel Sapin, demandée par courrier par le député et maire Nicolas Sansu et par François Dumon, président de la communauté de communes Vierzon Sologne Berry. « Nous sommes déterminés », martèlent les syndicats, qui craignent de voir les services « mourir à petit feu » et, dans les années à venir, la fermeture du centre. « Il faut que l'on obtienne satisfaction ! »

    Vincent Michel


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