• Les sages passent…la loi Macron reste !

    Le conseil constitutionnel a comme on s’y attendait, coulé dans le marbre l’essentiel du projet de loi dit « Macron » en retoquant à la marge son contenu, soit 18 articles sur 300 que compte cette loi.

    Pour l’essentiel, la loi dans sa logique et son objectif de démantèlement du droit du travail, reste inchangée. Elle obéit à une logique libérale désormais assumée et défendue par ce gouvernement en matière économique et sociale. Celui-ci se soumet ainsi aux injonctions de l’Union Européenne visant à faire de l’austérité le modèle unique, s’attaquant aux droits des salariés, le droit du travail et de l’économie. Il accentue ainsi les évolutions sur le rôle de l’Etat, dans la droite ligne de la réforme territoriale et de l’Etat. Un Etat au service du capital dans le cadre de la compétition économique européenne et mondiale afin d’accroitre les profits par un dumping-social révoltant pour les salariés des différents pays.

    L’objectif du gouvernement étant de soulager le patronat et les capitaux des entreprises des « contraintes » imposées par le droit du travail, pour générer toujours plus de bénéfices en un temps le plus restreint possible, quel qu’en soit le coût salarial et humain !

    Dans le même temps, par cette loi le gouvernement s’attaque aux institutions représentatives du personnel et au mouvement syndical, empêchant ainsi les salariés de se défendre. C’est pourquoi la CGT organisera le 23 septembre prochain une initiative nationale pour exiger le respect des libertés d’expressions et d’actions syndicales.

    C’est la transformation en profondeur du « modèle social français » vers un modèle libéral et mondialisé qui se poursuit avec cette « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », laissant ainsi la régulation aux marchés, principalement spéculatif et financier, en espérant que cela redressera l’économie…

    L’objectif de cette loi étant inchangé, la CGT s’efforcera de faire entendre la voix des salariés à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain afin d’exiger de sortir de la crise, en augmentant les salaires, les pensions et les minima sociaux… ça, c’est l’urgence !

    Montreuil, le 6 août 2015

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    Le rapport du CNIS vient renforcer la campagne « coût du capital » de la CGT

    Le groupe de travail créé au sein du Conseil national de l’information statistique (CNIS), suite à la demande de la CGT en novembre 2013, vient de rendre public son rapport sur le coût du capital. La CGT se félicite de la réalisation de ce rapport.

    En effet, face aux campagnes répétées sur un prétendu excès du coût du travail, la CGT considère qu’il est indispensable d’ouvrir le débat sur les dégâts exercés par le coût du capital sur notre économie.
    En effet, toutes les difficultés de l’économie française (la stagnation, la montée du chômage, le niveau élevé de la dette publique, la désindustrialisation, etc.) sont uniquement ramenées au seul manque de compétitivité des entreprises, prétendument engendré par des coûts salariaux trop élevés dans l’Hexagone.

    Or, ce rapport du CNIS démontre, sans surprise pour la CGT, que les données statistiques concernant le coût du capital sont compliquées à trouver et qu’il n’existe que peu de normes en la matière.

    Renforcée dans sa conviction que c’est bien le coût du capital et non le prétendu « Coût » du travail qui pénalise l’économie, la CGT continue sa bataille pour plus de transparence et de démocratie dans les entreprises.

    Montreuil, le 10 juillet 2015

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    Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 engrangent des profits en nette hausse

    Yves Housson - Jeudi, 6 Août, 2015 - L'Humanité

    Au premier semestre 2015, selon un bilan partiel, les groupes 
du CAC 40, qui perçoivent aussi le CICE, ont engrangé 35 milliards d’euros 
de bénéfices nets.

    L’activité économique frémit tout juste (+ 0,6 % de croissance au premier trimestre, 1,1 % prévu sur l’année), cette reprise reste fragile de l’avis général, mais les profits, eux, redémarrent en fanfare. Selon un premier bilan établi il y a quelques jours par les Échos, portant sur les résultats de 28 groupes du CAC 40, ces sociétés ont réalisé un total de plus de 25 milliards d’euros de bénéfices nets au premier semestre 2015, en hausse de 8 % sur la même période de 2014.

    Si l’on y ajoute les résultats, publiés depuis, des groupes Axa, Société générale et BNP Paribas, la moisson atteint les 35 milliards. Parmi les plus fortes progressions, mentionnons Orange (+ 89,2 %, à 1,1 milliard d’euros), Kering (+ 129,3 %, à 423 millions), Renault (+ 86,4 %, à 1,4 milliard), Safran (+ 89 %, à 1,1 milliard), Publicis (+ 39,6 %, à 363 millions).

    En valeur absolue, Total garde le pompon du CAC, avec un résultat net de 5 milliards d’euros, en augmentation de 7 %, devant BNP Paribas (4,2 milliards, + 14,1 %), EDF (2,5 milliards, – 0,2 %), Sanofi (2,3 milliards, + 24,9 %). Même si les chiffres d’affaires sont en augmentation (de près de 3 %), ces profits semblent être, pour une large part, la résultante de restructurations internes, qui ont conduit les groupes à sabrer dans leurs effectifs et faire pression sur les salaires.

    Ces chiffres viennent en tout cas souligner, si besoin était, l’aberration de la politique gouvernementale qui conduit à verser, sans conditions, de substantielles aides publiques à ces groupes archi-
bénéficiaires et qui ne changent rien à leurs priorités : la rentabilité pour 
l’actionnaire, avant l’emploi, les salaires et l’investissement.

    Le laboratoire 
pharmaceutique Sanofi, par exemple, bien parti pour engranger cette année un 
bénéfice supérieur à celui de 2014 (4,4 milliards), perçoit ainsi 11 millions d’euros au titre du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) et 125 millions au titre du crédit d’impôt recherche (CIR). Cela ne l’empêche pas de supprimer des centaines d’emplois dans la recherche en France. Et d’arroser outrageusement ses actionnaires de dividendes (3,4 milliards d’euros sont allés dans leur poche au titre des résultats 2014).

     

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