• Les syndicalistes CGT sur les marches du palais

    Les syndicalistes CGT sur les marches du palais

    Châteauroux. Devant le palais de justice, hier matin, plus de 180 cégétistes de toute la région ont redemandé l’électricité pour la Maison des syndicats.

    Le conflit qui oppose les unions départementales CGT et CFDT à la ville de Châteauroux, larvé de nombreuses procédures, dure depuis douze ans (NR d'hier). Avec la coupure d'électricité de leurs locaux, à la Maison Louise-Michel, depuis le 31 mars, ce bras de fer a pris une nouvelle tournure, hier matin, avec un rassemblement de plus de 180 syndicalistes CGT, venus de toute la région Centre, devant le palais de justice.

    Jugement le 27 mai

    « Nous avons saisi le président du TGI en référé, explique Denis Guignard, secrétaire départemental de la CGT.Nous ne sommes pas dans le cas d'une épreuve de force, mais dans le cas d'une action juridique. Le syndicalisme est une liberté fondamentale reconnue internationalement et de tout temps, l'exercice pose la question de l'intervention des pouvoirs publics. » Denis Guignard, entouré de Nadine Prigent, représentante de la Confédération nationale CGT, et de Philippe Cordat, secrétaire du comité régional, le rappelle : « Pas question de nous considérer comme des squatters. La Ville doit se ranger à l'arrêt de la Cour de cassation rendu le 13 mai 2014 et rétablir l'alimentation de la Maison des syndicats ».
    Des syndicalistes CGT sont venus d'Eure-et-Loir avec un bus spécialement affrété. « Il s'est passé la même chose à Chartres. Le maire a tout fait pour nous faire dégager, même nous caser dans une école qu'il voulait fermer »,témoigne Jérôme Barbier, de l'UD CGT Chartres. « Heureusement, nous n'avons pas ce souci à Blois », lance un autre en montant les marches du palais de justice.
    Dans la salle d'audience, l'attente est longue. Me Gravat, défenseur des UD CGT et CFDT, explique l'affaire au président du tribunal. « A l'heure où l'on plaide, les conventions sont toujours d'application, n'en déplaise à la Ville, c'est-à-dire l'hébergement gratuit et la fourniture en électricité », soutient Me Gravat qui demande « de condamner la Ville à 500 € d'astreinte par jour de retard ».
    Me Troutot, représentant la Ville, ne l'entend pas ainsi : « Nous nous y opposerons. Remettre l'électricité ou pas, il y a des questions à se poser. La resouscription par la Ville d'un contrat EDF est assez périlleuse et on ne nous démontre rien, sinon une manifestation de force avec des banderoles. L'astreinte ne peut être que symbolique ».Le jugement sera rendu le 27 mai.

     Source : lanouvellerepublique.fr

     


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