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  • Les militants CGT se sont rassemblés pour défendre le droit à se syndiquer

    La CGT s'est rassemblée devant le supermarché du Forum République, mercredi 23 septembre, pour la défense du droit à se syndiquer. Les manifestants ont ensuite participé à un rassemblement à Bourges.

    « On lâche rien ! » Ce mercredi 23 septembre, au matin, les slogans de la CGT résonnent devant le magazin Carrefour market du Forum République. En ce jour anniversaire de la création du syndicat, une cinquantaine de militants vierzonnais se sont réunis, avant de se transporter à Bourges pour participer au rassemblement prévu devant les grilles de la préfecture. Un mot d'ordre, à la suite d'un appel national : « Défendons le droit syndical. »

    L'endroit n'est pas anodin, de l'avis de manifestants. « Nous avons ciblé les endroits où il existe des pressions sur le droits de salariés », dénonce Daniel Angibaud, secrétaire de l'union locale CGT, avant de prononcer un discours pointant du doigt une « liberté de se syndiquer de plus en plus contrainte ». À quelques pas de là, des militants distribuent des tracts aux passants. Sur les feuilles de papier glacé, en gras, un article du Code pénal : « La discrimination syndicale est un délit. »

     
     

    Venue pour soutenir le mouvement, une employée de la grande distribution assure bien connaître cette situation. « Une collègue a été licenciée, sous prétexte d'une faute. Mais elle s'était présentée sur les listes CGT lors des élections des représentants du personnel. Pendant ce temps-là, on est sur trois postes à la fois, on n'a pas d'horaires... »

    « Ce ne sont pas les seules entreprises, poursuit Daniel Angibaud. La pression y est réelle. Mais la preuve difficile à apporter. Il existe des boîtes où le salaires de militants syndicaux est bloqué. » Un peu plus loin, un salarié de la Poste l'affirme. « Il y a une volonté de museler la contestation, pour mettre en place la réorganisation au sein de l'entreprise. La liberté d'expression est mise à mal. Malheureusement, c'est dans tous les corps de métiers. » 

     Source : http://www.leberry.fr/
     
     

     

                                                                                                                                                                                        

     


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  • Trigano : la pression monte avec l'attente

    Hier matin, salariés et syndicalistes CGT qui entouraient Daniel Richard (avec une casquette, au premier plan) ont bloqué la grille d'entrée pendant l'heure du midi.

    Reuilly. Lors du comité d’entreprise extraordinaire qui s’est déroulé hier dans le cadre d’une procédure de licenciement, des salariés ont débrayé.

     Ils sont sortis un par un de l'usine, les ouvriers de Trigano, hier matin. Plusieurs dizaines d'entre eux au final, accompagnées d'une cinquantaine de syndicalistes CGT de l'Indre et du Cher venus en soutien, attendaient, vers 10 h, la sortie de Daniel Richard. Ce dernier, responsable de fabrication au sein de cette entreprise d'une centaine de salariés, devait s'expliquer devant le comité d'entreprise. Lui-même élu délégué syndical et délégué du personnel CGT, il se devait de justifier un comportement et des propos tenus dans le cadre d'une précédente réunion du comité d'entreprise (NR du 13 février).

    Tous l'attendaient derrière les grilles de l'entreprise et quand il est sorti, le silence s'est fait. Il n'était plus question des cornes de brume et des pétards de la semaine passée. « Oui, j'ai bien reconnu le fait que j'ai dit au directeur financier : " Tu me fais chier, tu ferais bien de prendre ta retraite ". Maintenant, cela fait trois semaines que je suis mis à pied. C'est de l'acharnement et ils veulent me licencier car je suis quelqu'un qui gêne […] Il y a des erreurs de procédure car le CR aurait dû être convoqué huit jours après…» En attendant la sortie des délégués et suppléants qui devaient voter sur son éventuel licenciement, quelques syndicalistes parlaient droit du travail, et notamment des propos que l'on peut tenir dans une réunion publique ou privée. « Le CE n'est pas une réunion publique et il peut arriver que les esprits s'échauffent », soulignait un syndicaliste.
    Quand Hervé Froment, délégué syndical CFDT, est sorti, le silence s'est à nouveau fait. Une enveloppe à la main, il a lu à Daniel Richard, le vote des délégués : cinq non au licenciement sur cinq !
    Une première bataille gagnée qui n'avait rien d'une surprise, eu égard à la pétition remise à la direction, il y a quelques jours, comprenant 90 signatures demandant l'arrêt de la procédure de licenciement.
    La direction – qui a, une nouvelle fois, refusé de nous recevoir – a jusqu'au 2 mars pour prendre sa décision. D'ici là, les salariés vont poursuivre les débrayages d'une heure par jour : « Et si ça ne suffit pas, on va monter en puissance ! », assure un responsable syndical.

    Le comité d'entreprise qui s'est réuni, hier matin, n'a donné qu'un avis consultatif. C'est maintenant à la direction de l'entreprise de rendre son verdict sur le licenciement, ou pas, de Daniel Richard.
    Si la décision de licencier M. Richard est retenue, l'inspecteur du travail sera saisi et la décision finale lui reviendra.

     

    Source : lanouvellerepulique.fr


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