• Salariée de La Poste licenciée : la CGT indignée

    Salariée de La Poste licenciée : la CGT indignée

    La factrice d’Issoudun, en conflit avec La Poste, a été licenciée pour faute grave. La CGT-PTT dénonce une sanction liée à ses actions syndicales.

    La sanction est tombée. Geneviève Choubrac a reçu sa notification de « licenciement pour faute grave ». Cette factrice d'Issoudun faisait déjà l'objet d'une mise à pied à titre conservatoire, depuis le 10 septembre. Une mesure disciplinaire contre laquelle s'était élevé le syndicat départemental CGT-PTT, en octobre.
    Quelques jours avant la convocation de Geneviève Choubrac, devant la commission consultative paritaire, les syndicalistes avaient recueilli plus de 1.000 signatures à une pétition de soutien à l'agent issoldunois.

    « En dépit de cette mobilisation et contre l'avis de cette commission qui s'était prononcée contre la faute grave, la direction a décidé de licencier Mme Choubrac. Cette décision est injuste et scandaleuse, pour une agent qui n'a jamais eu de sanction et a toujours été bien noté. Sa seule faute est d'avoir voulu faire respecter ses droits : on lui a demandé un travail qui allait à l'encontre des prescriptions du médecin ; elle a juste voulu protéger sa santé en exerçant son droit de retrait. A travers elle, c'est l'organisation syndicale qu'elle représentait qu'on attaque », estime Angélique Bury, secrétaire départementale CGT-PTT.

    Prête à saisir les prud'hommes

    Entrée à La Poste en 1990, Geneviève Choubrac était devenue agent roulant, sur le site d'Issoudun, en février 2013. A cette même époque, elle a également pris des responsabilités au sein de la CGT, devenant « l'une de nos représentantes syndicales sur le site d'Issoudun. » 
    Le licenciement pour faute grave est motivé par la direction, dans un document de sept pages. « Un record. C'est la première fois qu'on voit ça », ironise Joël Flirden, membre du bureau départemental CGT-PTT. Dans cette lettre, la direction du Courrier Touraine-Berry détaille les « agissements » qu'elle juge « constitutifs d'une faute grave ». Elle reproche notamment à Geneviève Choubrac d'avoir « porté de graves accusations mensongères à l'encontre de [sa] hiérarchie qui ont été relayées par la presse mais aussi par le biais de tracts diffusés. […] » Ces « fausses informations » ont mis « en cause l'image de La Poste », estime la direction, pour qui « ces déclarations mensongères n'avaient d'autre but que de tenter de prouver a posteriori un motif au refus d'exécuter les consignes de la hiérarchie ». 
    La factrice a contesté son licenciement par écrit. Elle portera l'affaire devant les prud'hommes, si la décision est maintenue. « A 54 ans, elle n'a pas le choix. Elle doit continuer à travailler. Elle va donc demander la nullité de ce licenciement et sa réintégration », résume Yves Choubrac, son conseiller prud'homal qui va passer le relais à un avocat.

    Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/

     


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